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quartier des palmiers

  • Ce BLOG A DIX ANS.

    Ce Blog, « QUARTIER DES PALMIERS », est né le 13 juillet 2007.

    J'y racontais alors mes mémoires d'enfance, qui avaient la particularité de se dérouler pendant la Seconde Guerre mondiale. Au cours de mes jeunes années, j'habitais rue des PALMIERS, située dans la commune de Woluwe Saint-Pierre, une des communes « vertes » du Sud-Est de Bruxelles et entourée par la forêt de Soignes. Cette rue se trouve aux confins d'Etterbeek et d'Auderghem.

    Nous étions une pêtite bande de copains qui jouaient dans les vastes espaces de liberté qu'offrait le quartier. En effet, le voisinage était implanté dans un milieu semi-rural. On y trouvait encore de vastes champs de céréales, de pommes de terre, etc., une prairie où paissaient cinq vaches, le château du Bémel, la plaine qui a fait place au « Paradis des Enfants ». Tout cela n'était pas bâti. Depuis lors on a tracé et pavé l'avenue Lebon, où il y avait une sablière, semblable à une plage. Ces espaces vides devenaient pour nous les copains, avec notre vaste imagination, la Sibérie, la brousse, la jungle. On pouvait jouer à cache-cache, nous transformer en soldats – des filles jouaient alors avec nous dans le rôle d'infimières. Et puis, il y avait, pas tellement loin, le merveilleux Parc de Woluwe., avec ses étangs, ses canards, son calme verdoyant.

    Oui, la guerre était bien présente ; je vois encore ces soldats allemands marchant au pas cadencé, aux bottes cloutées retentissant sur les pavés non goudronnés. Il y eut le bombardement , près de notre école, des casernes d'Etterbbek, les alertes, l'occultation des lumières durant des nuits avec ou sans lune. Nos parents trinquaient pour trouver des aliments : c'était le rationnement ; on avait droit qu'à quelques grammes de viande, de mauvais pain noir (tout sauf bio), de lait, d'oeufs. Et tout cela coûtait très cher.

    J'étais un « ketje », grand comme trois pommes. Mais dès mes 5 ans, je prenais conscience que notre pays était occupé et en guerre. J'aspirais à la Paix et à la Liberté.

    En septembre 1944, vint une époque d'une euphorie comme je n'en ai plus jamais connue : la Libération de Bruxelles. Des colonnes alliées passaient dans les rues , le libérateurs étant chaudement acclamés ,accueillis, fêtés. Blindés Sherman, jeep Willys, camions pleins de soldats anglais – puis, plus tard -américains, canadiens,etc .déclenchaient de vastes scènes de fraternisation.

    On sortait d'un horrible cauchemar. On se trouvait devant un avenir tout neuf, plein de promesses.

     

    Tel fut le début de ce blog. Il y a 100 jours, il y a dix ans, il y a une éternité...

    LORD JIM

  • Une Lune échancrée.

    Une lune échancrée. Une lune dans laquelle on aurait mordu. Ce n'est pas l'élément d'un blason, d'armoiries. C'est un rêve nocturne, le rêve d'une femme:Julienne.

    Née à Retinne en 1192 dans une famille aisée, Julienne devient orpheline à l'âge de cinq ans. Avec sa soeur Agnès, elle est accueillie à la léproserie de Cornillon. Dès 1210, elle reçoit des visions d'une lune échancrée dont elle ne parlera que vingt ans plus tard. Jésus lui apparaît et lui explique que la partie manquante de la lune signifie qu'il manque une fête dans le calendrier liturgique.

    En 1230, Julienne devient prieure de Cornillon. Jusqu'en 1241, Julienne rencontre une forte opposition à l'institution de cette nouvelle fête. Puis, en 1246, l'évêque de Liège, Robert de Thourotte, publie un mandement qui fixe la Fête-Dieu au jeudi après l'octave de la Trinité. Son successeur henri de Gueldre retarde l'application de cette décision et contraint Julienne à l'exil ; elle se rend à Namur puis à Salzinnes et meurt à Fosses en 1258. Il faudra encore attendre 1264 poiur que le pape Urbain IV publie sa bulle Transiturus instituant officiellement la FETE-DIEU pour toute la chrétienté. En 1317, le pape Jean XXIII achève le processus en confirmant l'esprit universel de la fête du Corps du Christ.

  • Le cantique luthérien.

    Jacques Franck publie dans « Lire », supplément de « La Libre » une présentation du tome 2 des Oeuvres de LUTHER. ( « Lire » du mardi 6 juin 2017).

    J. Franck note que la musique est inscrite au coeur de la théologie de Luther : c'est ce qu'observe Peter Veit dans la notice qu'il leur consacre : »Luther pose notamment pour principe que la Parole divine enfermée dans la Bible est lettre morte si elle n'est pas en même temps annoncée, transmise par la voix, écoutée. En vertu de cette conception, le chant, et plus généralement la musique, sont promus au rang de vecteur privilégié de la Parole divine, en raison de la nature propre de la musique qui agit plus fortement sur les hommes que la simple parole parlée. »

    Dans ce texte, qui est publié, précisons le, en PLEIADE, il est affimé que le cantique luthérien, qui faisait entendre la voix des fidèles dans l'église et pas seulement celle des célébrants et des choeurs, imprégna bientôt la piété familiale dans les fermes comme les châteaux : d'où l'exceptionnelle culture musicale qui caractérise les Allemands. Le cantique luthérien, qu'on appellera chorals au XVIIIe siècle, trouva sa traduction la plus accomplie dans les partitions de Bach. C'est aussi grâce aux chorals qu'il prélude ou accompagne, que l'orgue acquit l'éminente fonction liturgique dont témoignent les oeuvres de Buxtehude, Pachelbel, Bach, etc.