10.05.2012
Rencontre chevaleresque dans le ciel
Le 20 décembre 1943, de retour d'une mission à Brême, en Allemagne, le second lieutenant Charles L. BROWN pilote d'un B-17 « Flying Fortress » au sein du 379e Bomber Group, basé à Kimbolton en Grande-Bretagne, était dans un sale état. Touché par l'artillerie lourde et des chasseurs allemands, l'avion était sérieusement touché. Le compas de l'avion était endommagé et complètement déboussolé. Il s'enfonçait en territoire ennemi en pensant faire route vers Kimbolton , en Angleterre. Alors qu'il venait de survoler un aérodrome allemand, l'Oberleutenant Franz STIEGLER du 6./ J G 27, recçut l'ordre de sauter dans son Messerchmidt Bf 109 et d'aller descendre la forteresse volante.
Quand il fut suffisamment proche du B-17, Franz n'en crut pas ses yeux. Selon ses propres mots, il n'avait « jamais vu un avion dans un si mauvais état ». La section arrière était sévèrement touchée et le mitrailleur de queue était blessé; le nez del'appareil était fracassé et l'avion criblé d'impacts d'obus.
Oubliant un instant son ordre de mission, Franz se mit en parallèle à côté du B-17 et posa son regard sur Charlie Brown qui se démenait pour maintenir son « tombeau volant » en état de marche. Comprenant qu'ils ne savaient plus où ils allaient, Franz agita les ailes pour faire signe à Charlie de virer à 180 °. Il les escorta et les guida jusqu'au-dessus de la mer du Nord en face de l'Angleterre. Puis, il salua Charles Brown et reprit le cap du con tinent.
Après s'être posé, Franz raconta qu'il avait descendu l'avion au-dessus de la mer et ne dit jamais la vérité à quiconque.
Quant à Charlie Brown et au reste de l'équipage, ils racontèrent toute l'histoire lors du debriefing, mais reçurent l'ordre de ne pas en parler.
Pendant 40 ans, Charles a cherché à retrouver le pilote de la Luftwaffe qui avait sauvé son équipage. Après des années de recherches, Franz fut retrouvé. Il n'avait jamais dit un mot de cette histoire, même pas lors de réunions après la guerre.
Ils se sont rencontrés aux Etats-Unis lors d'une réunion du 379e Bomber Group, avec à leurs côtés 25 personnes qui ne doivent leur vie qu'au simple fait que Franz n'a pas oujvert le feu ce jour-là.
Charles Brown vivait à Seattle et Franz Stiegler s'était installé à Vancouver après la guerre. Lors de leur rencontre, ils se rendirent comptequ'ils avaient vécu pendant 50 ans à moins de 300 km l'un del'autre. Depuis leurs retrouvailles, les deux protagonistes ont apporté de nombreux éclaircissements sur cette histoire.
Récit du Lieutenant Charles L. Brown
« Soudain, se souvient-il, « le nez du B-17 fut pulvérisé par l'artillerie allemande. Puis 3 des 4 moteurs furent endommagés. Le plan horizontal gauche et l'élévateur arrachés, 90 % de la gouverne de direction ainsi que le haut du plan vertical détruits. J'ai rapidement quitté la formation pour éviter d'endommager d'autres avions dans le cas où nous aurions explosé en vol.
Les Allemands nous sont rapidement tombés dessus. Huit chasseurs par devant et sept de plus par derrière et nous n'étions pas en état de nous défendre. Je me suis rapidement dirigé vers l'un d'entre eux. Je n'y croyais plus...
L'avion s'était engagé dans un virage serré quand je perdis connaisance. Notre système d'oxygène était tombé en rade ».
Ensuite, le B-17 chuta de 8500 à 70 m avant que je ne reprenne conscience. Chose incroyable, notre avion le « Ye Old Pub » s'était stabilisé et volait droit vers un aérodrome allemand.
Au même moment, Franz Stiegler qui s'était posé pour faire le plein de munitions, repéra l'avion de Charlie. Il sauta dans son Bf-109 pour le prendre en chasse et ajouter un score à son palmarès; il se rapprocha par l'arrière jusqu'à quelques mètres
Récit de Franz Stiegler
« Le B-17 était comme une passoire. Il y avait du sang partout. Je pouvais voir l'équipage qui tentait de venir en aide aux blessés. Le mitrailleur de queue était couché sur sa mitrailleuse, son sang ruisselant le long du canon. A travers le trou béant du fuselage, je pouvais voir des membres de l'équipage tentant de sauver un camarade dont la jambe avait été emportée. Alors, je me dis: « Comment pourrais-je faire feu ? - Ce serait comme tirer sur un homme en parachute...! »
Ensuite, Stiegler vola aile contre aile avec la passoire volante, suffisamment proche pour que les deux ennemis se voient distinctement. Puis, il escorta la forteresse jusqu'au-dessus de la mer du Nord. Et, à la grande surprise de Brown, il le salua avant de dégager, lui laissant la possibilité de regagner un terrain anglais.
Sur les 10 membres d'équipage, 4 furent blessés et 1 tué. Brown avait une balle dans l'épaule droite, mais il fallut attendre 40 ans avant qu'il ne le sache. Stiegler qui fut descendu 17 fois, eut la chance de faire partie des 1200 pilotes de chasse allemands sur 30 000 à avoir survécu à la guerre. Pendant le conflit, il valida 28 victoires. Originaire de Regensburg (Bavière), il habite maintenant le Canada.
Des années plus tard, lorsqu'on demanda à Brown s'il lui était arrivé quelque chose d'intéressant durant la guerre, il répondit: « Une fois, un pilote de la Luftwaffe m'a salué « .
Avec l'aide d'Adolf Galland et de l'association des pilotes de chasse allemands, Brown réussit à retrouver Stiegler des années plus tard. Avant ce fameux décembre, Franz avait déjà descendu deux B-17. Pour le troisième, il aurait obtenu la « Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes », médaille des pilotes de chasse allemands. Si on avait découvert qu'il avait laissé filer le B-17, il aurait été traduit en cour martiale et exécuté.
Cette histoire a été traduite de l'anglais et complétée par BIG RED.
Mémoires de Charles L. BROWN: « The 13 Minute GAP ».
Department of the Air Force – United States of America.
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02.05.2012
L'ARDENNE, rude, belle et paisible.
Du 28.04.2012 au 30.06.2013, il est possible de visiter, au Musée en Piconrue, à Bastogne, la remarquable exposition intitulée: « L'Ardennais – Photographies d'Edmond DAUCHOT. »
Le Musée en Piconrue vous invite à un voyage à travers l'oeuvre remarquable d'Edmond Dauchot. Fasciné par la nature primitive de l'Ardenne, l'homme photographia inlassablement son village d'Ollomont et ses environs entre 1934 et 1971.
Composée de deux cents photographies soigneusement sélectionnées parmi plus de dix-huit mille clichés conservés en Piconrue et d'une vingtaine de gravures, cette première rétrospective vous plonge au coeur des paysages de l'Ourthe d'autrefois. Sur les pas de l'artiste Dauchot, découvrez les Ardennais et leurs milieux de vie – maisons, villages, champs, rivières et bois. Laissez-vous émouvoir par ces images qui dévoilent la beauté et l'essence même d'une civilisation aujourd'hui disparue, celle des Ardennais d'Edmond Dauchot.
Citations épinglées:
« En Ardenne tu sais, le merveilleux s'inscrit dans la réalité. C'est notre nature qui veut ça ! La forêt est la légende de l'Ardenne. » Guy Denis
« Le dimanche à l'église
La semaine en forêt
Bûcheron prie et travaille
De temple en cathédrale »
L'Ardennais – Photographies d'Edmond Dauchot - Exposition Musée en Piconrue - Bastogne
Tél.061/21 56 14 - www.piconrue.be
17:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2012
Torturée pendant trois mois...
Pendant trois mois, une jeune femme a été séquestrée et torturée à Jemappes (près de Mons).Personne n'a rien vu, personne n'a réagi, personne ne s'est étonné...
Personne, sauf cet agent de quartier qui a entrepris une enquête. Le calvaire a bien cessé grâce à l'intervention de la police de proximité de Jemappes.
Ceci nous ramène à l'élucidation d'un meurtre commis à Gouvy, en 2011. Là encore, le travail des policiers a permis de remonter aux deux invdividus coupables de cet assassinat et de les déférer devant les tribunaux.
On ne soulignera jamais assez le mérite de la police. De ces policiers qui mènent leur enquête inlassablement, patiemment, minutieusement avec détermination et persévérance, alors qu'ils sont surchargés de travail...Ce labeur obstiné aboutit à des résultats qui peuvent être tout à fait remarquables, peut-être inespérés au départ. Dans l'affaire de Gouvy, on a démarré simplement par des traces laissées dans un mur embouti par une voiture en fuite.
Louons le Ciel parce qu'il existe encore des gens consciencieux, qui dans la grisaille quotidienne, effectuent dans l'ombre d'obscurs travaux menés jusqu'au bout dans l'intérêt de toute la société.
LORD JIM
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