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  • Utopie

     

    Dans le courrier des lecteurs du journal « Vers l'Avenir » de ce 23 septembre 2008, en dernière page, on trouve le texte ci-après, signé par Pol Dams, de Roloux.

    « Le rattachisme, hantise de nos politiques »

    Dans le courrier du 12 septembre, M. Gheude prône le rattachisme de la Wallonie à la France. Dans cette république, il y a un sénateur par département. En 1792, les révolutionnaires auraient divisé notre territoire en quatre départements. Donc 4 sénateurs au lieu d'une cinquantaine. Un député pour 250 000 habitants. Presque 3 700 000 wallons.

    Donc 15 députés au lieu d'une septentaine. Fin « pour de bon » cette fois des provinces et de leurs coûteux cumulards députés permanents. Fin de la Communauté française avec ses ministres doublons. Plus de ministres fédéraux. M. Demotte à Paris avec dans son cabinet quelques ministres efficaces (Antoine, Marcourt, Courard, Simonet, Laruelle, Magnette et Daerden) Passage à l'ISF (impôt sur la fortune) d'une grande partie de nos élus actuels vu l'argent accumulé depuis des années sur le dos des contribuables (les « gagne-petit » taxés actuellement à 25 % d'office).

    Vente de la donation royale au profit de la monarchie qui a bien mérité d'aller se reposer dans l'archipel des éoliennes en gardant Ciergnon comme résidence secondaire ou principale.

    1. Di Rupo et M. Reynders deviendraient de seconds couteaux auprès de Mme Royal et de

    1. Sarkozy.

    Les mutuelleset les syndicats ne seraient plus inféodés à un parti politique. Internet, téléphone et TV

    coûteraient 30 euros/mois. La taxe auto: à la trappe.

    On comprendra que nos politiciens actuels se battront bec et ongles pour éviter un tel scénario et garder leurs juteux revenus.

    POL DAMS, Roloux.

    Nous laissons à cet auteur l'entière responsabilité de cet écrit, que nous sommes loin de partager intégralement.

  • Pour une enfant

     

    Petite fille qui ris dans ma maison

    Tes yeux sont des soleils ton coeur un horizon

    Tes cheveux de ruisseau coulant sur tes épaules

    Tu t'envoles et me frôles

     

    Un grand vent est entré dans ton coeur un matin

    Pour chasser les nuages au coeur de tes chagrins

    Et tu sais déjà dire les plus beaux mots d'amour

    Que j'ai su dire un jour

     

    Petite fille ton coeur c'est ma maison

    Tu vis dans un soleil qui défie les saisons

    Il faut garder ton âme aussi claire que l'azur

    C'est un souffled'air pur

     

    J'ai la gorge serrée quand je pense à demain

    Ce garçon qui viendra me demander ta main

    C'est déjà mon ami c'est déjà mon copain

    Comme tu as grandi soudain

     

    Yves DUTEIL (« Petite Fille »)

  • On s'est retrouvé

     

    En 1940, le frère cadet de mon père, qui était parti en France pendant l'exode, est rentré en Belgique en sa villa de Berchem Ste Agathe. Le problème est que ma cousine Christiane (2 ans ) se croyait toujours en pérégrination à l'étranger. Elle ne reconnaissait pas sa maison. Un jour, ma mère et moi sommes allés chez elle. Et j'ai joué avec elle. Et à ce moment là, elle ma reconnu. Un déclic s'est fait. Elle s'est réacoutumée à sa maison, avenue de la Basilique.

    Quant à mon père, après toute une odyssée-cauchemar, qui restera gravée dans sa mémoire, il réapparut soudain en août 1940. Sain et sauf, Dieu merci. Il avait voyagé en camion, à vélo, en train de wagons à bestiaux pour rejoindre son unité Il a conservé de cet épisode quantité de souvenirs, comme le bombardement aérien d'Abbeville, l'état de déliquescence de la DCA française, etc. Des militaires britanniques l'avaient inquiété pour une affaire de papiers militaires: ils le prenaient pour un espion ! Alors qu'il était en uniforme ! En raison des hostilités, mon père perdra un bon copain. Il me parlera souvent de tout cela jusqu'à sa mort, à 95 ans, en août 2001. Pour papa, sédentaire, casanier, ce périple fut une des grandes épreuves de sa vie. En outre, la banque de Reports et Dépôts, où il avait quinze ans d'ancienneté, a « sauté ». Il se retrouvait chômeur en pleine guerre ! Et neuf mois après son retour, le 15 mai 1941, j'avais une petite soeur, Suzanne, avec une fameuse tignasse de beaux cheveux noirs, dormant dans un petit lit à la maternité d'Etterbeek.

    Lord Jim