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  • L'abbé Robert Colin (St Boniface)

     

    L'abbé robert COLIN , qui vient de décéder à Bruxelles, le 24 décembre 2008, à l'âge de 88 ans, a été mon professeur à l'Institut Saint Boniface au début des années cinquante. Il a été titulaire de la quatrième moderne . Il nous donnait les cours de mathématiques et de français. A une autre période, il nous a aussi enseigné la géographie. L'abbé Colin devait avoir de la famille ou des relations en Suisse. Il nous affirmait que les Helvètes connaissent bien mieux leur pays que nous les Belges le nôtre.

    A noter qu'à cette époque des années cinquante, la majorité des professeurs du collège étaient des prêtres, portant banalement la soutane et le col romain. C'est l'abbé Colin qui tous les jours avait l'honneur de célébrer la messe à la grande chapelle devant tous les élèves.

    L'abbé Colin avait un très beau hobby: la photographie. Il s'y adonnait au collège ( lors d'une pièce de théâtre qui se donnait dans la grande salle, une fête de gymnastique et surtout pour les traditionnelles photos de classes avec le professeur titulaire, que bien des anciens de Saint Boniface ont conservé de leur jeunesse.). Mais aussi en vacances évidemment.

    Ensuite, il présentait des séries de diapositives en couleur issues de ses « reportages ». J'ai eu ainsi l'occasion de voir des clichés intéressants pris lors d'un voyage de l'abbé Colin au Congo, en compagnie d'un autre professeur, l'abbé Besançon, qui lui a été mon titulaire en sixième moderne en 1947-48.

    Il me revient encore un dernier souvenir de ces années. Par une journée de temps non pluvieux, la Force Aérienne avait décidé de faire de la propagande et toute la journée, ses avions sillonnaient le ciel de Bruxelles à très basse altitude. Le « Harvard », monomoteur à hélice, destiné au pilotage avancé, émet un ronronnement bien caractéristique et un grondement bien précis quand il se trouve à votre verticale. Imaginez alors, toute une escadrille de Harvards en rase-mottes au-dessus du collège: on ne s'entendait plus. Un passage ça allait, mais d'autres survols perturbaient les enseignants et l'abbé Colin, qui n'était pas hostile aux choses de l'air, nous a quand même dit que cela començait à bien faire.

    Lord Jim

  • En lui était la vie

     

    Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.

    Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme: ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

    Commencement de l'Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 1-18

  • Yves et Steve

     

    « On ne tire pas sur une ambulance » (Françoise Giroud)

    Je ne connais rien de rien aux arcanes de la politique intérieure belge, a fortiori flamande. Simplement, j'observe des évolutions, des vies, des « carrières », des « destins ».

    Quand je songe à un autre Flamand, Steve Stevaert, socialiste et ancien « repreneur d'estaminets », actuellement gouverneur du Limbourg – lui qui a aussi collectionné des milliers de votes et de succcès électoraux – je me dis que vous, M. Leterme, vous avez rassemblé près de 800.000 voix, mais dans le jeu de cartes de votre « destin » vous avez manqué singulièrement de précieux atouts.Ou alors, vous avez été embarassé par un valet de pique qui vous a trop longtemps « vassalisé », tenu pieds et poings liés.

    La popularité ne suffit pas. Il vous aurait fallu davantage de chance pure dans le poker de la vie politique, truffée de pièges et de chausse-trappes. Et puis quand même, la séparation des pouvoirs, que nous devons à Montesquieu, est sacro-sainte dans un Etat de droit, dans une démocratie.

    Je serai le dernier à me moquer de vos avatars, M. Leterme. Mes enfants me considèrent comme un naïf. En tous cas, je me veux résolument du côté des miséricordieux. Et je vous souhaite une « seconde chance », dans des temps plus fastes et plus cléments. Pour le moment, vous êtes dans l'épreuve. Je prie pour vous M. Leterme, comme je prie pour Genviève Lhermitte, lourdement, très lourdement condamnée.

    LORD JIM