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  • Perspectives arctiques

     

    Dans l'Antiquité, la Mare Nostrum (Méditerranée) reliait les ports et métropoles des Phéniciens, Grecs, Romains, Cathaginois, de Marseille à Tyr, du Pirée à Byblos...

    Au Moyen Age, c'est la Hanse qui organisa la navigation sur la Baltique et autres mers du Nord, de Bruges à Novgorod et environ septante villes – dont Dinant (Belgique).

    Plus tard encore, ce fut la façade atlantique de l'Europe qui joua le rôle de relais commercial.

    Avec les temps modernes, on se mit à traverser l'Atlantique: Christophe Colomb découvrit ou redécouvrit l'Amérique en 1492. Les Portugais s'enhardirent à contourner l'Afrique par le cap de Bonne Espérance et Magellan entreprit le premier tour du monde en 1519.

    A la fin du vingtième siècle, on prit conscience que l'océan Pacifique devenait prééminent, bordé qu'il est par des puissances de premier plan: Etats-Unis, Chine, Japon, Australie, Canada...

    A notre époque, un effet bénéfique du réchauffement climatique est engendré par la fonte de la banquise dans l'Arctique, libérant de nouvelles routes autour du pôle Nord.

    Le passage NORD-OUEST, franchi pour la première fois par Amundsen au cours de 1903 à 1906 (après un hivernage au milieu des glaces), ouvre, de nos jours, pendant l'été, une possibilité de liaison entre l'Europe occidentale et le Pacifique, par le nord du Canada, en évitant le long détour via la canal de Panama.

    Quant au passage NORD-EST, découvert dès 1878, par l'explorateur suédois Nils Adolf Erik Nordenskjöld, il représente le parcours maritime le plus court entre l'Europe et l'Asie à travers l'océan Arctique, au nord de la Sibérie. Actuellement, ce sont les Russes qui détiennent la clé de ce transit encore hasardeux: ils possèdent les brise-glace nucléaires les plus puissants.

    La zone polaire arctique forme aussi un gigantesque potentiel du fait de ses énormes réserves de pétrole et de gaz.

    La partie se joue entre cinq pays: le Canada, la Russie, les Etats-Unis, la Norvège et le Danemark (le Groenland étant politiquement autonome, mais économiquement dépendant du petit pays scandinave).

    Outre les hydrocarbures, les con trées boréales recèlent aussi divers gisements miniers (uranium dans le grand Nord canadien, par exemple).

    La Norvège extrait déjà du gaz qu'elle liquéfie sur place.

    A Mourmansk, ville et port de Russie, baignée par la mer de Barents et reliée par le rail à Saint-Pétersbourg, on se réjouit des possibilités d'emplois que pourrait offrir l'extraction pétrolière. Mourmansk est la plus grande ville du monde au-delà du cercle polaire arctique.

    Il est évident que les pays concernés cherchent à reculer le plus loin possible les bornes du « territoire » marin sur lequel ils souhaitent explorer et exploiter les nouvelles richesses. On se trouve là en présence d'un formidable enjeu diplomatique. Enfin, cette valorisation des ressources minérales et maritimes ne peut se concevoir sans une très grande prudence à l'égard de la protection environnementale.

    LORD JIM

  • mes pensées ne sont pas vos pensées

     

    Que le méchant abandonne son chemin et l'homme pervers , ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur, qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins – déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

    Très ancien texte du prophète Isaïe

    « Plus on s'approche de Dieu, plus il disparaît...mais la lumière change ! «  (Maurice Bellet)

  • Du côté de chez Lavoisier

     

    Au cours de mes études dans le secondaire, j'ai eu un parcours intéressant.

    Après avoir achevé ma troisième moderne à l'Institut Saint Boniface, à Ixelles, je me suis trouvé face à un problème: la direction du collège a supprimé la section « économique » des modernes pour lui substituer une « section technique commerciale » dont le diplôme ne me satisfaisait pas. Je me destinais à l'Etat ou un parastatal. Il me fallait donc, en cas de réussite, un diplôme parfaitement homologué pour participer à des concours d'entrée dans une entrerprise publique, un ministère, le SPR (Secrétariat permanent de Recrutement du Personnel de l'Etat), etc.

    Mes parents ont alors décidé de m'inscrire à l'Athénée Royal d'Etterbeek. Nous sommes allés voir les dirigeants de cet établissement scolaire et surtout M. Henri Levarlet (proviseur, futur préfet et homme d'élite). Celui-ci a téléphoné aux responsables du ministère de l'Education nationale. Et il n'y avait pas de problème...Je pouvais entrer en seconde économique des humanités modernes de l'athénée. Je passais ainsi du réseau libre au réseau officiel.

    Sur le plan des études elles-mêmes, j'ai quand même été confronté à des lacunes. Au collège, je n'avais pas suivi de cours de chimie ni de trigonométrie, contrairement à mes futurs camarades de l'athénée.

    En rentrant à la maison, je me suis mis à « potasser » le livre de chimie de ma mère. Il me restait une semaine avant la rentrée.

    A l'athénée, je me suis facilement intégré. Là, chaque professeur était un spécialiste de sa branche: le professeur de géographie avait son local tapissé de grandes cartes, idem pour le professeur d'histoire, etc. Au collège un professeur titulaire donnait plusieurs cours: arithmétique, français, histoire, etc.

    J'ai terminé ma seconde moderne (poésie) en n'ayant que deux « petits «  examens de passage: en allemand et en physique. Mais j'avais bien réussi pour tous les cours importants: français (je continuais à être fort en dissertation), mathématiques, sciences économiques, etc. Et même en chimie...

    En première moderne (rhétorique), la chimie a pris une tournure particulière. L'athénée était équipée d'un laboratoire. Chaque élève avait accès à un évier, un bec Bunzen, etc. Sous la direction de M. Destexhe, nous effectuions des expériences bien programmées: détection de métaux ou métalloides. Dans un tube à essai, nous recevions un peu de liquide. En y ajoutant d'autres liquides nous devions arriver à définir, à déterminer le contenu. Pour terminer en écrivant l'équation chimique ad hoc. (« Sinon, c'est de la cuisine », disait M. Desthexe). Je vois encore Jacques Bredael (futur célèbre présentateur du journal télévisé de la RTBF) demander à un condisciple: - tu veux un peu de « Soir de Paris » (parfum renommé) ? En fait, il tenait en main un « ballon » de H2S (acide sulfurique qui sent très mauvais: odeur d'oeufs pourris).Jacques Bredael était en gréco-latines: les sections modernes économique et gréco-latines étaient réunies pour les cours de sciences (chimie, physique, biologie).

    Mes aventures avec la chimie continuent à l'ICHEC (Institut Catholique des Hautes Etudes Commerciales). En première candidature, nous avions comme professeur le regretté Serge Efremenko. Celui-ci était « près »  de ses étudiants (nous étions 80, l'Ichec occupait à ce moment là une maison de maître, rue Nestor Plissart). Il nous donnait - comme le recteur, M. R. Demain - de précieux conseils au sujet de notre « métier » d'étudiant et détendait parfois l'atmosphère en racontant l'une ou l'autre anecdote.

    Dès le début de l'année académique, M. Efremenko offrait aux étudiants « intéressés » (j'en étais) des cours de chimie supplémentaires, gratuits, en fin de journée.

    Surtout, avec ce professeur, nous avons abordé la chimie organique. Une matière que j'aimais bien. Aussi, aux examens partiels de février, j'étais parmi les meilleurs.

    1. Efremenko organisait des visites d'usines: brasserie Stella Artois à Leuven, etc. Il était bon d'avoir des connaissances autres que livresques et aller « sur le terrain ».

    Lord Jim