vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • Saint Berthuin (Malonne)

     

    Très probablement anglo-saxon, né dans une famille noble, Berthuin avait dirigé une abbaye et avait le rang d'évêque, lorsque, dans un songe, il reçut la mission d'aller porter l'Evangile sur le continent.Parti avec des livres saints, des reliques et quelques serviteurs, il alla à Rome rencontrer le pape qui lui confia la mission d'évangéliser une région que Berthuin avait vue en songe: la Marlagne (près de Namur). Il revient sur les rives de la Sambre, voit le ruisseau le Landoir et comprend que c'est là qu'il doit s'installer. Une châtelaine pieuse de Flawinne lui donnele domaine de Malonne sur le Landoir: Berthuin bénit l'eau et en arrose le sol: une prise de possession symbolique. Il bâtit un oratoire et une cellule, défriche les environs et prêche: ainsi se forme une petite communauté. A sa mort, vers 698, des miracles sont signalés; Pépin II de Herstal s'y intéressse et soutient l'abbaye naissante, qui sera remplacée par un Chapitre de chanoines en 1147. L'abbaye fut supprimée en 1794 et remplacée actuellement par un très important établissement d'enseignement supérieur et normal.

    Saint Berthuin est invoqué pour les fièvres, le rachitisme et les rhumatismes. Il est classé avec les saints irlandais dans ce « siècle des saints » qui marqua nos régions. Une « croix celtique » ou irlandaise (croix dans un cercle) a été placée sur une pierre dressée près de l'embouchure du Landoir, en bordure de la route qui longe la Nationale, en 1998.

    (Dimanche Paroissial)

  • Coup de projecteur

     

    Si on dit que le CDH court derrière le PS, voilà que le MR se veut plus humain. Plus humain ou plus « humaniste » ??? Eh oui, c'est quele MR « penche » à gauche pour récupérer ce que le populiste PP va lui raffler sur la droite du MR probablement !

     

    Tout autre chose, dans le fatras de ce qui se lit, se voit ou s'entend à proposde la nomonation de Mgr Léonard, voici ce qu'on peut retenir: quelques lignes signées Sébastien de Wagter:

    « Nous n'avons pas de mérite de nous appeler catholique. Mais je crois tout bêtement que dans 1000 ans notre Foi sera toujours la même. Pouvez-vous m'expliquer comment l'Absolu peut s'inscrire dans nos histoires qui ont un goût tellement relatif ? Peut-être devons -nous aller voir du côté des communautés contemplatives, ou surtout nous plonger dans la vie des saints et les oeuvres des mystiques... » Sébastien De Wagter in « Découvertes à vous » (page des lecteurs de La Libre du mercredi 20 janvier 2010, page 51). Lire la vie des saints, c'est ce que faisait le saint curé d'ARS.

    D'autre part, dans tous ces débats médiatiques, on parle très peu de Dieu. Il est au moins un livre de Mgr Léonard qu'on peut certainement recommander chaudement. Cet ouvrage, profond et transcendant débouche sur le sacré; il se nomme 'VIENS SEIGNEUR JESUS »

    LORD JIM

  • Le "héros" de notre temps

     

    Ce qui me plaisait tant dans « les Justes », dont la mise en scène devint pour moi une expérience « totale », c'était que la pièce semblait synthétiser tout ce que j'avais lu de Camus. Son point de départ, c'est justement l'absurde, ce « divorce » entre l'individu et le monde, ce choix « contre nature » qui, à l'encontre de toute logique, rejette tout ce qui est évident, raisonnable, confortable, qui accepte l'impossible comme une condition sine qua non. (...)

    Partant de là, on s'engage forcément dans les choix de l'homme révolté. A commencer par l'interprétation que donne Camus de Sisyphe, qui assume sa tâche écrasante non pas le coeur lourd ou résigné, mais avec un étrange sentiment de joie, d'exaltation : il ne s'agit pas là d'un geste de désespoir ou de défaite, mais d'un « choix créateur ». Et en cela, bien sûr, Camus a fourni une définition du « héros » de notre temps à laquelle toute une génération a pu s'identifier de par le monde, de James Dean à Vladimir et Estragon, et de Vaclav Havel et Lech Walesa à Barack Obama:

    non pas l'homme qui conquiert ou qui triomphe, mais celui qui persiste. « Yes, we can ». Il n'est pas étonnant que le « révolté »de Camus définisse sa conception de la dignité humaine, et des droits de l'homme: « Je me révolte, donc nous sommes ». Dans un monde qui a connu Auschwitz et le Rwanda, la Somalie et la Birmanie, « l'homme révolté » est devenu une figure plus emblématique encore qu'à l'époque où Camus en brossa le portrait.

    ANDRE BRINK in « Le Nouvel Observateur » n°2350 du 19 au 25 novembre 2009.

    Né en 1935 en Afrique du Sud, ANDRE BRINK est l'auteur de nombreux livres dont « Au plus noir de la nuit », «  Une saison blanche et sèche » (prix Médicis 1980) et « l'Amour et l'oubli ». A paraître en ce mois de janvier 2010 ses Mémoires : « Mes bifurcations » (Actes Sud).