vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

  • Le sens de l'Histoire

     

     

    « Il (Le Puissant) renverse les puissants de leurs trônes

    Il élève les humbles »

    (Cantique de Marie – Luc I, 46-55)

     

    Les soulèvements en série qui secouent le Moyen-Orient auront autant – si pas plus – de répercussions que la chute du Mur de Berlin.

    Trop longtemps, le couvercle de la marmite a été cadenassé. Depuis quelque cinquante ans, l'Indépendance de ces Etats, et de bien d'autres, a été volée, usurpée, spoliée, confisquée par des dictateurs cyniques, rapaces et de plus en plus coupés de la volonté populaire.

    A présent, ces masses sont instruites, informées et surtout davantage conscientes de leur force – comme l'étaient les ouvriers de la vieille Europe regroupés en usines au XIXe siècle.

    Nous vivons donc actuellement le bouleversement auquel ont encore échappé Mobutu et consorts. Mais c'est terminé.

    Dans un premier temps, tous ces gens réclament la liberté et la démocratie. Mais aussi la justice, le développement durable et l'émergence économique.

    Demain – mais pas tout de suite – ils organiseront l'UMA (« L'Oumma !!! »), l'Union du Monde Arabe, qui pourrait déjà représenter 350 millions de personnes.

    L'Europe sera – t - elle toujours aussi timorée, paralysée, impuissante sur le plan international (extérieur à ses frontières) ? Alors qu'elle devrait être vecteur allié actif et partie prenante à ce mouvement de l'Histoire, pour renforcer cette démocratie qui doit se construire, se consolider. Ce qui prendra du temps et exigera beaucoup d'efforts. Au reste, les événements récents ont déjà démontré que les peuples arabes peuvent s'orienter vers la modernité.

    Les Etats-Unis, quant à eux, devront revoir leurs positions sur l'échiquier de tout le Moyen-Orient, en tenant compte, notamment, de la nouvelle donne concernant le conflit israélo-palestinien.

    LORD JIM

  • Angela MERKEL

     

    L'actuelle chancelière allemande ne laisse personne indifférent: chef depuis 2005 du plus grand pays d'Europe sur le plan démographique, première femme à occuper ce poste, elle est considérée par le magazine « Forbes » comme « la femme la plus puissante du monde » (...)

    Née en 1954 à Hambourg, Angela Kasner est la fille d'un pasteur de l'Eglise évangélique. Quelques mois après sa naissance, son père ayant été muté près de Perleberg, toute sa famille déménage en RDA, et c'est donc l'Allemagne communiste qui sera le cadre de l'enfance et de la jeunesse d'Angela. Surdouée intellectuelle, la jeune femme étudie la physique à l'Université de Leipzig, où elle conquiert successivement sa licence puis son doctorat. D'abord chercheuse dans le domaine de la physique quantique, elle participe aux activités de la Jeunesse libre allemande – un mouvement d'obédience communiste – mais tient cependant à faire sa confirmation.

    Mariée de 1977 à 1982 avec Ulrich Merkel, elle décide de garder son nom après son divorce. C'est donc sous ce nom que se déroulera l'ensemble de sa carrière politique. Ayant refusé un poste à la sinistre Stasi en 1978, elle ne rejoint toutefois le mouvement d'opposition Demokratischer Aufbruch (« Départ démocratique ») qu'en décembre 1989. Angela merkel connaît des débuts assez modestes – simple attachée de presse – mais prend vite du galon: en février 1990, elle est élue au bureau politique de son parti, et devient quelques mois plus tard la porte-parole adjointe du dernier gouvernementde la RDA dirigé par Lothar de Maizière.

    Lorsqu'approche l'heure de la réunification allemande, le Demokratischer Aufbruch fusionne avec la CDU (Union chrétienne démocrate) de l'Allemagne de l'Ouest. (...) Repérée par Helmut Kohl, elle réussit à se faire élire au Bundestag en décembre 1990, et accède, le 18 janvier suivant, au poste de ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse. Elle exerce cette fonction jusqu'en 1994, lorsqu'elle troque ce ministère contre le portefeuille plus important de l'Environnement, la Protection de la nature et la Sécurité nucléaire.

    Après la défaite électorale de la CDU en octobre 1998, il lui faudra peu de temps pour rebondir. En effet, moins d'un mois plus tard, elle est élue secrétaire générale de la formation chrétienne, et à ce titre, prend ses distances vis-à-vis de son mentor Helmut Kohl, lequel est compromis dans un scandale de financement illicite du parti. Cette attitude habile se révèle politiquement fructueuse, Angela Merkel accédant à la présidence de la CDU en avril 2000. Même si elle doit laisser en 2002 la place de candidat à la chancellerie à Edmund Stoiber, elle est désignée, au soir de la défaite de celui-ci, présidente du groupe parlementaire chrétien-démocrate au Bundestag. La voilà chef de l'opposition...

    Il ne lui restera plus qu'à exploiter l'impopularité croissante du chancelier en place Gerhard Schröder pour franchir l'ultime étape qui la sépare encore du pouvoir suprême, et accéder elle-même à la chancellerie le 10 octobre 2005. A la tête d'un gouvernement unissant la CDU aux sociaux-démocrates du SPD, elle impose aussitôt une politique intérieure basée sur la réduction des dépenses publiques. Dans le dossier ultra-délicat du nucléaire, elle décide de prolonger la période précédant l'arrêt de la production d'électricité par ce biais.

    Sur le plan international, la « dame de fer » allemande se prononce contre l'indépendance du Kosovo par rapport à la Serbie, et s'oppose à l'entrée de la Turquie musulmane dans l'Europe chrétienne. (...)

    Le texte ci-dessus reprend de larges extraits de l'article publié par Louis MATHOUX dans l'hebdomadaire « DIMANCHE  Paroissial », n°1 – 9 janvier 2011.

  • A M. Olivier MAINGAIN

     

    Qu'il est absolument ahurissant de voir cet entêtement des Flamands à nier le besoin d'une Région bruxelloise élargie, lorsqu'il s'agit d'empiéter sur le territroire flamand. De simplement relier Bruxelles à la Wallonie, par exemple via Linkebeek et Rhode St Genèse.

    Combien de fois faut-il répéter que, déjà les seules activités économiques de Bruxelles dépassent la contraignante ceinture qui enserre les 19 communes ?

    Des économistes, des sociologues, des chercheurs universitaires ont démontré que l'hinterland naturel de la capitale de la Belgique s'étend très largement au-delà des contours artificiels actuels/

    Même nos « grands bienfaiteurs (!) » (l'occupant allemand) avaient compris la pertinence, l'importance, la nécessité rationnelle et objective d'un « Gross Brüssel ».

    Au fond, les nationalistes flamands l'ont bien noté et pigé eux aussi. Mais ils veulent, en outre, que Bruxelles soit englobée, insérée en terre flamande. Ce qui constitue le moyen implacable de dénaturer, de dominer la première ville du pays – seul obstacle à une indépendance radicale de la Flandre.

     

    X

    x x

    D'autre part, il y a cette institution, cette « fabrication » qu'on appelle ridiculement « Communauté Française » - qu'on aurait pu nommer simplement et logiquement « Communauté Francophone ».

    Je salue et respecte sincèrement et profondément les efforts accomplis par M. Le Président Demotte pour animer, dynamiser et renforcer ce « regroupement ».

    Wallonie-Bruxelles, c'est un idéal qui a peut- être de l'avenir. Mais à cette heure, je connais, par exemple, maints Namurois de souche (morts ou vivants) qui ont voué et adopté une attitude farouchement et viscéralement « BRUXELLOPHOBE . »

    Certes, le MR a des antennes dans des provinces wallonnes. Mais on peut se demander si le Liégeois ou l'Arlonais se fait du souci pour les habitants de la périphérie bruxelloise. Et qu'en pense -t-on du côté de Jodoigne ?

    Certains optent donc pour une région wallonne bien distincte de la région bruxelloise. Ce n'est pas R. Collignon ou F. Perrin ou encore certains Carolos socialistes qui me contrediront.

    Inversément, et ici, je ferai une allusion et un parallèle avec des Parisiens arrogants, goguenards et « outrecuidants » honnis par les braves gens des campagneset des provinces de France - les habitants des 19 communes se passionnent-ils vraiment pour les intérêts (autres que touristiques) des provinces wallonnes ?

    Un certain jacobinisme n'a que trop sévi il y a une quarantaine d'années. Sur le plan économique encore, on aurait dû prévoir et anticiper le déclin wallon, au moment où de grandes banques siégeant à Bruxelles auraient pu prévenir, contrecarrer et compenser le repli industriel du Sud du pays. Mais comme l' a un jour écrit explicitement « La Libre », les banqiuers ne sont pas des philantropes.

    Une Fédération Wallonie-Bruxelles sera -t-elle la solution ? Oui ? C'est vous qui le dites, M. Maingain. Et je crois, comme vous, que « la distanciation que la Flandre est en train de prendre vis-à-vis de l'Etat belge, c'est aussi par rapport à Bruxelles ». Comme vous, j'espère bien qu'il n'y aura pas de cogestion ni de tutelle sur Bruxelles (quelle horreur ! Quelle inconscience ! Quelle méconnaissance de l'esprit « indépendantiste » des Bruxellois, soumis jadis au bon vouloir des Espagnols, des Hollandais, des Français, de l'oppresseur allemand, etc.).

    Les nationalistes flamands ne peuvent gagnersur tous les tableaux. S'ils rêvent d'une autonomie pour la Flandre, ils subiront une perte d'influence à Bruxelles.

    LORD JIM