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  • A l'aide !

     

    Je trouve particulièrement indécent, irresponsable et cynique d'étaler sur nos écrans de télévision toute l'immense richesse de certains personnages ( sheihks, milliardaires et autres bipèdes inconscients) alors que en Afrique del'Est près de douze millions de personnes souffrent et n'ont comme perspective que la mort de faim, y compris des petits enfants. C'est absolument odieux et intolérable.Il y a réellemnt matière à s'indigner et à secouer le cocotier. - Que fais-tu de ton frère ? LORD JIM

  • Belles aquarelles de Bruxelles

     

    Dans la note précédente, il était question de l'exposition à la Maison du Roi, à Bruxelles (grand-place) d'aquarelles dépeignant Bruxelles à la fin du XIXe siècle.

    Sélectionnés dans le « Guide du Visiteur » de cette exposition, voici quelques commentaires descriptifs ou explicatifs de ces peintures.

    Aquarelle n°2 – Le bassin du Commerce, 1895

    Le quai du Commerce comportait de grands pâtés de maisons, comptant entre autre les bureaux de douanes, et trois hangars pour le bois de construction. Les activités autour du port de Bruxelles étaient plutôt modestes, mais variées et surtout axées sur le commerce. On y trouvait de nombreux marchands en matéraux de construction et en produits alimentaires amenés à la fin du XIXe siècle par bateaux à voile ou à vapeur. Le seul bassin du Commerce pouvait en accueillir près de 150. Le quai du Commerce est aujourd'hui une large avenue, bâtie des deux côtés et plantée d'arbres au centre.

    Aquarelle n°9 – La rue du Chien Marin, 1897

    La rue du Chien Marin est la plus orientale des trois rues parallèles probablement creusées au XVIe siècle reliant la rue de Flandre au bassin des Marchands. Son nom témoigne de la trouvaille d'un squelette d'éléphant de mer lors du creusement du bassin en 1560-1561. Dans les années soixante, de nombreuses maisons de la rue se trouvaient dans un état de délabrement avancé. Une grande partie des habitations représentées ici furent démolies et remplacées par de nouvelles construction. La potale Saint-Roch a été conservée.

    Aquarelle n° 28 – L'église Saint-Nicolas et la Petite rue au Beurre, 1897

    La plus ancienne mention de l'église Saint-Nicolas remonte à 1172. Dès le Xve siècle le marché au beurre se tenait sur le parvis de l'église qu'un petit cimetière jouxtait à l'est. Il fut remplacé au XVIe siècle par la rue du Curé, appelée ensuite la « CLEYN BOTERSTRAET » (Petite rue au Beurre) parce qu'on y vendait aussi du beurre. Cette rue qui reçut son nom actuel en 1851, relie la rue du Marché aux Herbes à la rue au Beurre et a subi peu de changements.

    Aquarelle n° 29 – La rue de l'Etuve, 1897

    La fontaine de Manneken-Pis, élément le plus connu de la rue de l'Etuve, n'est pas visible sur l'aquarelle. Le tronçon nord, entre la rue de l'Amigo et la rue du Chêne, était déjà mentionné au début du XIIIe siècle. La partie sud jusqu'à la rue des Bogards a été prolongée en 1853. Le tronçon médian représenté montre des façades bien conservées aujourd'hui, qui abritent des petits magasins destinés à un public international de touristes venus admirer le plus ancien bourgeois de Bruxelles.

    Aquarelle n° 38 - L'impasse Saint-Roch, 1894

    L'impasse Saint-Roch dont certaines parties étaient très anciennes a donné son nom au quartier. Enclavé dans un pâté de maisons cerné par les rues des Sols, de la Croix Blanche, Montagne de la Cour et Cantersteen et très ramifiée, elle était accessible par cette dernière et la rue des Trois Têtes. Lieu de prostitution et de délinquance, dédale de ruelles sales , pauvres et surpeuplées, cette impasse avait mauvaise réputation. En 1866, 197 personnes y habitaient. Le voisinage de ce quartier populeux avec la chic Montagne de la Cour créait des tensions.

    Aquarelle n° 39 – L'impasse Saint-Roch, 1894

    Les différents embranchements de l'impasse Saint-Roch étaient étroits et irréguliers. Celui-ci mène au Cantersteen. Comportant un escalier à son extrémité il portait le nom d'Escalier Saint-Roch ou Petit escalier des Juifs, ou plus populairement « Strontstraetje ». On distingue à l'arrière-plan entre les hautes façades, la pointe de la flèche de l'Hôtel de Ville

  • Le visage ancien de Bruxelles

     

    Quai du Commerce, quai aux Briques, quai au Bois-à- Brûler, quai aux Pierres-de-Taille, quai au Foin... autant de noms de rivages qui rappellent que Bruxelles a abrité en son sein tout un passé portuaire.

    C'est dès 1561 qu'a été percé le canal de Willebroeck reliant la ville à l'Escaut.

    Mais bien plus tôt encore, le plus ancien des ports successifs de Bruxelles, mentionné dès le onzième siècle, se situait au bord de la Senne, au centre même de la cité.

    Aux XVIe et XVIIe siècles, un nouveau port fut aménagé entre la première et la seconde enceinte.

    Le début du XIXe siècle vit l'apparition d'un grand bassin tandis qu'on approfondissait le canal de Willebroeck et qu'on creusait un canal en direction de Charleroi. Bruxelles était donc dotée d'un nouveau port qui connut un bel essor vers 1870.

    Plus tard, c'est à l'extérieur du pentagone que l'on créa un port accessible au trafic maritime; il fut opérationnel en 1908.

    Le bassin du Commerce et ses alentours, mais aussi d'autres quartiers: celui situé entre la rue de Flandre et le Coin du Diable; les environs de la Grand-Place; la Montagne de la Cour; les quartier Saint-Roch et Terarken; le Sablon et le quartier des Minimes ont été peints – tels qu'ils existaient de 1894 à 1897 - par l'aquarelliste Jacques CARABAIN.

    Cinquante-neuf aquarelles réalisées par ce dernier sont exposées actuellement au Musée de la Ville de Bruxelles (MAISON du ROI), à la Grand-Place , et ce JUSQU'AU 31 DECEMBRE 2011 (fermé le lundi et les jours fériés). Simultanément et à proximité immédiate des toiles, l'exposition présente des photos et des plans ACTUELS de ces sites, permettant ainsi d'évaluer l'évolution de ces quartiers depuis les temps où Bruxelles « brusselait ».On voit des coins qui ont évidemment subi de profonds changements ou même des lieux qui allaient être détruits par les grands travaux.

    La grande majorité de ces aquarelles avaient été commandées au peintre Carabain par le bourgmestre Charles BULS (1837-1914).

    LORD JIM