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  • En langue syldave

     

    Cher Hergé, merci de nous faire rire, rien qu'avec la langue que tu fais parler aux habitants de Syldavie.

    Dans l'album « Objectif Lune », page 5, on voit un garde syldave, moustachu et tout de vert vêtu s'adresser au capitaine Haddock en ces termes: « Hält !!!... Ihn dzekhouchz blaveh !! ». C'est évidemment du patois bruxellois: « Halt !! In de kouch blijven! «  c'est-à-dire : « Halte ! Rester dans la voiture !!..

    Trois cases plus loin, le garde dit: « Wladimir ! Eh! Wladimir ! On fläsz Klowaswa vüh dzapeih...Eih döszt « . Ce qui donne, en platte brusseleir: »Eh Wladimir ! Een fles Klowaswa veur da pey. Hij heeft doest ». Soit : « Eh Wladimir ! Une bouteillede Klowaswa pour ce type ! Il a soif ».

    Page 6, un autre garde contrôle les papiers des occupants de la voiture et dit en saluant: « Güdd Zrädjzmo... Zsalu endzoekhoszd », ce qu'on décrypte en « Goed ! Rijdt mo...Salut en de kost.. ». Ce qui se traduit par : « Bon ! Roulez seulement. Salut et (disons approximativement) bon vent! (kost veut dire: le coût; les frais, le prix...).

    Brave Hergé ! Tu auras bien connu le langage vert et familier des « ketjes » (gamins de Bruxelles) comme Quick et Flupke.

    Tu fréquentais les cours des humanités modernes à l'Institut Saint Boniface à Ixelles, alors que mon père, vers la même époque , y suivait l'enseignement de la section « humanités anciennes », c'est-à-dire gréco-latines.

    Lord Jim

  • La bonté de Dieu

     

    Julie Billiart est née à Cuvilly, en Picardie (nord de la france), le 12 juillet 1751. Elle a consacré toute sa vie à faire connaître la bonté de Dieu.

    Catéchiste très jeune, elle l'est restée malgré la paralysie qui l'a frappée à 22 ans. Recherchée pendant la Révolution française, transportée à Compiègne, puis à Amiens, elle a toujours gardé une confiance inébranlable en Dieu.

    Le 2 février 1804, elle a fondé avec Françoise Blin de Bourdon la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame et s'est consacrée à son projet d'éducation des jeunes filles pauvres. Cette congrégation devait se répandre ensuite à travers tous les continents.

    Julie Billart a quitté la france en 1809 et est arrivée à Namur, où elle a tenu la petite école des Soeurs de Notre-Dame, rue du Séminaire.

    Elle mourut à Namur en 1816, fut béatifiée le 13 mai 1906 et canonisée le 22 juin 1969.

    C'est pour faire connaître l'histoire de leur congrégation que les Soeurs de Notre-Dame ont établi un « Centre d'héritage ».

    Des documents, objets, statues, etc. Présentent la vie de Julie et Françoise, les débuts et l'expansion de la congrégation sur tous les continents et leurs grands faits et gestes lors d'événements comme la bataille d'Ardenne autour de bastogne, en 1944, ou l'assassinat de Sister Dorothy Stang, en 2005, au Brésil, où cette religieuse américaine avait courageusement défendu les droits des paysans sans terre.

    La pensée et l'oeuvre de Julie Billart sont toujours d'actualité. Elle disait qu' »il faut du courage dans le siècle où nous vivons; il faut des âmes grandes qui prennent à coeur les intérêts de la plus grande gloire de Dieu ».

    Et à son époque aussi – comme actuellement - il était bien nécessaire d'avoir une grande attention envers les pauvres.

    Autre message de ces religieuses: « Nous, Soeurs de Notre-Dame, venues des quatre coins du monde, nous nous réjouissons de la richesse de nos diversités. Nous sommes appelées à ne faire qu'un « .

    Cela aussi fait partie du « Génie du Christianisme » cher à René de Chateaubriand.

  • Gloire aux libérateurs

     

    Un phénomène répétitif durera , persistera pendant des mois durant l'automne 1944, à Bruxelles: à chaque passage dans les rues d'une colonne militaire – chars, autres blindés, camions, jeeps, etc, de détachements britanniques, américains, canadiens, belges, la population spontanément exprimera, criera sa sympathie. On levait le pouce en signe d'encouragement ou on faisait de deux doigts le signe V de la victoire.En retour, les soldats saluaient, répondaient...

    Par exemple, un convoi de voitures blindées de la brigade Piron recueillit des cris de joie et un beau succès: des femmes belges (combattantes ?) passaient debout dans un camion sans bâche, souriantes , fières et réjouies.

    Avec des cousins et cousines nous étions, un dimanche, chaussée de Gand. Des voitures blindées canadiennes roulaient à bonne allure; cela n'empêcha pas ces braves de jeter exactement un bobon pour chacun de nous qui les acclamions.

    Combien de camions GMC bâchés n'avons-nous vus bourrés de GI's ? Et de chars « Sherman » eux

    aussi marqués de l'étoile blanche des Etats-Unis d'Amérique ? Et de jeeeps WILLYS – véhicule tous-terrains révolutionnaire pour l'époque, le glorieux ancêtre de tous nos 4 fois 4 ? En réalité, cette voiture de reconnaissance, si génialement conçue et testée, pouvait être armée de mitrailleuses, tracter un canon, se muer en ambulance ou voiture radio (avec sa grande antenne), etc. Etc.

    Aller, c'est le moment de réécouter « American Patrol » de Glenn Miller...

    LORD JIM