vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • Quand j'entends siffler le train...

     

    Avant la construction de l'avenue Lebon, depuis le chemin de terre aboutissant à la chaussée de Wavre à Auderghem (l'ex Drève de Nivelles), on pouvait observer sans se lasser, pendant des heures, les manoeuvres du petit train à vapeur de la brasserie de la Chasse royale. La locomotive verte tractait ou poussait quelques wagons jaunes qui, en définitive, étaient emmenés ou revenaient de la gare de formation du Cinquantenaire (Jubelpark), à Etterbeek, entre la rue de la grande Haie et l'avenue de l'Armée.

    Ce tortillard (à écartement normal de1,435 m) gravissait une côte à l'endroit où circule actuellemnt le métro entre les stations Pétillon et Hankar).

    En contrebas du métro, en tranchée, la ligne de chemin de fer Bruxelles-Nivelles est toujours en activité. Présentement, elle est électrifiée. Mais je l'ai connue du temps de la vapeur. Et comme à cet endroit, vers Nivelles, elle est en côte, le chauffeur devait enfourner du charbon dans le foyer de la locomotive. Pendant la nuit, le four de la locomotive étant ouvert, le feu illuminait le panache de fumée au-dessus du train et on assistait alors au spectacle de ce nuage rose, orangé, et mouvant dans l'obscurité – rougeoiement « impressionniste » devenu rarissime si pas inexistant en Europe occidentale de nos jours.

    Heureusement, de tels instants ont été immortalisés par le pinceau, la plume ou la pellicule.

    Claude Monet nous afait cadeau d'une vue « enfumée » de la gare Saint-Lazare à Paris (1876-1877) et aussi d'une toile groupant le Parlement de Londres, la Tamise et Big Ben, dans une lumière diffuse et les jeux évanescents des brumes et des fumées.

    On n'oubliera pas William Turner, avec notamment son tableau « Pluie, Vapeur, Vitesse » (1843).

    Mais l'archétype de l'impressionnisme c'est évidement la fameuse toile de Claude Monet: « Impression, Soleil levant » (1872), qui a donné son nom au mouvement (Ce joyau est visible au musée Marmottan, à Paris).

    Chez nous, Jules Destrée (1863-1936) s'exprime, non par le pinceau, mais par la plume pour décrire, de manière remarquable, les fumées des hauts-fourneaux – gloire en leur tempsd'une industrie wallonne sûre d'elle-même.

    En 1959, le grand cinéaste soviétique Grigori TCHOUKHRAI a tourné en noir et blanc, mais c'est une merveille ! - le film « La Ballade du soldat ». Un jeune soldat qui s'est conduit héroïquement face aux panzers nazis, part en permission. On assiste à son long périple en chemin de fer, dans des décors empanachés de vapeurs et de fumées...

    LORD JIM

  • Passionnés d'aviation

     

    Nous étions cinq amis d'enfance. Nous formions un petit groupe avec nos codes et nos secrets. Nous habitions tous les cinq avenue des Volontaires ou rue des Palmiers, aux confins de Woluwe Saint-Pierre, d'Etterbeek et d'Auderghem.

    A la Libération de l'automne 1944, les deux aînés, Armand et Robert, observaient les véhicules alliés et les dessinaient: half-tracks, command cars américains, chenillettes britanniques, etc. Le goût du dessin poussera d'ailleurs Armand, fils d'architecte, à devenir artiste-peintre. Il a participé à la décoration de la galerie Ravenstein.

    Nous avions une passion commune: celle de l'aviation. Nous étions des « SPOTTERS » (c'est-à-dire observateurs; vous en trouverez aux abords d'aéroports, comme Zaventem ou Florennes, qui regarden t ou photographient des avions à l'approche des pistes d'atterrissage). Nous connaissions toute la panoplie des types d'avions de l'époque et leurs caractéristiques: du B-17 « Flying Fortress » au célèbre « Mosquito », du non moins célèbre « Spitfire » au « Lancaster » ou au bien nommé B-24 « Liberator ».

    Nous collectionnions des photos d'avions découpées dans les journaux, et les plus habiles réalisaient des modèles réduits en bois de balsa, des « Spitfires » par exemple. Nous dévorions le magazine spécialisé « Escadrille » qui disparut trop vite des vitrines des librairies. Robert avait déniché des exemplaires de la revue allemande de propagande « SIGNAL » qui contenaient les premières photos en couleur de la guerre. Des photos encore très imparfaites...

    Parmi les cinq, certains avaient plus que d'autres l'envie de voler, de piloter...

    Robert se disait « pas assez aventurier » pour franchir le pas.

    J'avais lu des livres sur Mermoz, Guynemer, les « Carnets de René Mouchotte » et l'inévitable « Grand Cirque » de Closterman.

    Je me suis présenté aux « Cadets de l'Air » de la Force Aérienne (actuellement la « Composante aérienne » de l'Armée.)

    Et je me suis retrouvé au pied du mur: j'ai participé à un camp d'initiation au pilotage de planeurs. Le terrain d'aviation faisait partie de l'aéro-club de Mons. Il se situait à Casteau. Aujourd'hui, il a disparu sous les bâtiment du SHAPE (OTAN).

    Le premier décollage que je fis dans un planeur « GOEVIER », équipé de deux sièges en côte à côte et piloté par un moniteur légendaire, me fit une sale impression. A la fin du camp de deux semaines, on me fit admettre que je risquais de « me casser la g. »...Je fus exclu des Cadets de l'Air. Un grand rêve se fracassait. Ce fut un deuil...

    Heureusement, je n'avais que 17 ans et il me restait une année pour terminer mes humanités modernes. Le temps de beaucoup travailler, de réfléchir et de m'orienter. Un de nos professeurs nous affirmait que le travail d'étudiant universitaire n »'est que du travail de rhétorique bien fait » et il nous encourageait à entreprendre des études supérieures, même en travaillant la journée, pour payer ces études...

    A l'athénée d'Etterbeek, d'après mes tests, résultats d'examens, bulletins,etc. On me jugea apte à me diriger vers une faculté de sciences commerciales.

    J'ai mis beuacoup de temps à m'informer sur la vie universitaire. Finalement, je me suis inscrit à l'ICHEC en 1955, en première candidature en sciences commerciales. Deux ans plus tard, après beaucoup d'efforts soutenus, je me suis retrouvé en première licence. Et j'ai choisi comme thème de mémoire une étude sur « L'harmonisation du transport aérien européen ».

    Après deux ans de travail fort agréable, j'eus l'honneur de voir assister à la défense de mon mémoire, le recteur lui-même. Après la délibération, on me communiqua que j'avais rédigé un « BON » mémoire.

    Un peu plus tard, on me demanda d'en faire un résumé sous forme d'article, qui est paru dans un numéro spécial – consacré aux transports - de la revue « Reflets et Perspectives de la vie économique ». Là, j'ai rencontré des fonctionnaires de l'Union Européenne, qui ont admiré mon travail: « C'est dash, c'est enlevé ! » m'a dit l'un d'eux. Et les journaux économiques de l'époque (1963), dans leur recension du numéro spécial de cette revue, m'ont qualifié « d'expert belge » - ce à quoi je ne m'attendais pas du tout...

    Lord Jim

  • ANNIVERSAIRE: 5 ans

     

    Ce blog « QUARTIER DES PALMIERS » a été lancé le 13 juillet 2007. Il a donc 5 ans, c'est-à-dire un lustre et compte 507 notes.

    Merci à vous chers lectrices et lecteurs
    LORD JIM