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  • MAETERLINCK, Nobel belge, auteur fécond

     

    Ce mercredi 29 août 2012, il y a exactement 150 ans, naissait à Gand, Maurice Maeterlinck, l'unique écrivain belge à s'être vu décerner le prix Nobel de littérature (1911).

    Deux recueils, « Serres chaudes », 1889 et « Douze chansons », 1896 marquent ses débuts: il est poète symboliste.

    Pour le théâtre, il écrit : « La Princesse Maleine », 1889; « Pelléas et Mélisande », 1892;  « Monna Vanna », 1902 et « L'Oiseau bleu », 1908.

    Auteur fécond, il publiera encore de nombreux autres recueils: Le Trésor des humbles, 1896; La Sagesse et la Destinée, 1898; La Vie des abeilles, 1901; L'Intelligence des fleurs, 1907; La Mort, 1913; Les Sentiers de la montagne, 1919; le Grand Secret, 1921; La grande Férie, 1929; La Vie des fourmis, 1930; La grande Loi, 1933; Avant le grand silence, 1934; Le Sablier, 1936.

    Négation du temps et de la mort, la pensée de Maeterlinck affirme avec force son acquiescement à l'ordre du monde et son désir d'en dépasser l'apparente absurdité.

  • Retour vers l'Ouest

     

    Quand la Flak se déchaînait, il valait mieux raser les murs des maisons ou se réfugier sous un porche. Un voisin, le mari de Fientje, la laitière, qui observait en terrain dégagé (à la clôture du jardin d'en face), des avions alliés passer au loin, perçut tout à coup, la chute à ses côtés d'un SHRAPNELL (éclat d'obus) incandescent. Aussitôt, il se réfugia sous notre porche. Une autre fois, mon père entendit un « clic » sur notre toit; c'était encore un shrapnell – bout de métal déchiqueté – que je pus examiner quand il se fut refroidi. Ce bout de métal mesurait bien 10 à 15 centimètres de longueur sur un centimètre de largeur; il ne présentait aucune ligne régulière: rien que des arêtes acérées.

    J'ai clairement vu au moins deux fois un avion allié continuer à voler au-dessus de la ville, alors qu'il était en flammes et que le pilote s'échappait en parachute.

    Je me souviens aussi de ces fins d'aprè-midi au cours desquelles des bombardiers revenaient vers l'Ouest, la Manche et l'Angleterre, délestés de leurs bombes. Ils n'étaient plus strictement alignés en escadrille, en formation...Certains, touchés par l'artillerie ou la chasse allemandes, se traînaient et perdaient du terrain et de l'altitude par rapport aux autres. Peut-être y avait-il des blessés et des agonisants à bord ? Chose étrange, la flak était muette et on ne percevait pas la moindre trace de chassseur allemand en vol...

    Lord Jim

  • Tonne la FLAK !

     

    Les Allemands avaient installé de la DCA (Défense Contre Avions) de fort calibre, sur des wagons de chemin de fer, dans ce qui était alors, la gare de formation du Cinquantenaire (Jubelpark), pas tellement loin de notre école (à proximité de la rue de la Grande Haie, de la pla ce du Quatre Août et de l'avenue de l'Armée).

    De l'artillerie lourde, de la FLAK (FLIEGERABWEHRKANONE = canon antiaérien) : de longs tubes, peut-être du 88 mm (cité par le documentariste Daniel Costelle) mais plus vraisemblablement du 125 mm (d'après un ouvrage spécialisé sur l'artillerie allemande consulté au Domaine de RAVERSIJDE – Ostende). Mais en tous cas pas les fameux canons en affût quadruple évoqués par Pierre Closterman dans « Le grand Cirque ».

    Quand les tirs se déchaînaient, toutes les vitres, cloisons, etc., vibraient et tremblaient dans le bruit assourdissant de la canonade.

    Un matin, à la première heure, j'arrivai à l'école. Ce fut pour rejoindre des camarades et un instituteur dans une tranchée -abri. Tous ensemble nous récitions le chapelet, tellement la bataille faisait rage sans doute au passage d'avions dans le ciel et dans le tonnerre des canons qui tiraient sans discontinuer.

    A une certaine époque – comme les bombardements redoublaient – on demanda aux élèves de semunir d'un grand mouchoir et d'un sifflet – pour se protéger de la poussière et pour être mieux repérés au cas où nous aurions été ensevelis sous les éboulis.

    Les commerçants du quartier des Casernes et du Carrefour de la Chasse quittaient leur boutique spontanément dès que résonnaient les sirènes.

    Vint un moment où nous reçumes des travaux et devoirs à effectuer à la maison; l'école ferma ses portes. C'est donc monpère - et non les instituteurs – qui m'apprit en arithmétiqueles règles de la division.

    Lord Jim