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  • Mister PRESIDENT

     

    A la mort du 32e Président des Etats-Unis, en avril 1945, le frère directeur Antoine donna à notre école une leçon de formation civique.

    F.D. ROOSEVELT, diplômé de harvard, la prestigieuse université américaine, a été avocat et est devenu Gouverneur de New York en 1929 et élu président des USA en 1932. L'année 1929 fut celle de la grande crise économique. Le président s'entoura d'économistes et lança le NEW DEAL : programme économique et social destiné à combattre les difficultés du pays.

    Dès mars 1941, face à la guerre en Europe, il prit des mesures pour aider les combattants de la Liberté. Le 7 décembre 1941, l'attaque des Japonais à Pearl Harbor entraîna l'entrée des Etats-Unis dans la guerre et la fin définitive de la neutralité.

    Le frère directeur nous réunit en rangs dans la cour de récréation et prononça un discours qui recueillit les applaudissements des voisins du quartier venus écouter à leur fenêtre du premier étage.Il nous fit défiler aux sons d'hymnes nationaux émis par un tourne-disques.

    Rentrés à la maison ce soirlà, nous avions pour devoir de dessiner un drapeau américain. Ce qui n'alla pa ssans mal. Il était difficile de tracer ces cinquante fichues étoiles du pavillon des Etats-Unis et désespérant de mettre sur papier ces glorieuses « stars and stripes ».

    Lord Jim

  • Le soleil en Capricorne

     

    OU COMMENT GACHER DE PRECIEUX ATOUTS

     

    Au début de 1945 est paru un calendrier sur lequel on découvrait les photos-dessins des grands vainqueurs du second grand conflit mondial. Winston Churchill, le général de Gaulle, sans doute le général Eisenhower ou le président Roosevelt, peut-être Montgomery. Mais aussi, j'en suis certain, le maréchal Joseph STALINE, qui était - on l'a oublié aujourd'hui - notre allié contre le nazisme et que vingt-six millions de Soviétiques ont payé de leur vie cette guerre sans merci... A Leningrad, Stalingrad, Koursk et Berlin notamment.

    « La naissance de Staline (3 janvier 1880 en style grégorien), indique l'astrologue André Barbault, se situe sous une position remarquable du SOLEIL. L'ensemble des planètes lentes, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, aspecte l'astre central. En admettant les aspects mineurs, ce soleil du Capricorne est lié à toutes les planètes, y compris la Lune: GRANDE RARETE ASTRONOMIQUE ! Cette convergence assez exceptionnelle est signalée par la Tradition comme un indice de puissance et d'élévation. »

    Joseph Vissarionovitch DJOUGACHVILI naquit dans une famille plus que modeste. Elève au Collège ecclésiastique de Tiflis, il fut amené par un hasard pernicieux au marxisme. « Ainsi, écrit A. Barbault, tout en recevant officiellement une instruction religieuse, le jeune Staline se pénétrait du matérialisme dialectique.

    Ce singulier pouvoir de se soustraire au milieu sans perdre toutes les apparences du contact, sans rompre le dialogue, est une caractéristique essentielle de Staline. »

    « Pour certains biographes, iln'est qu'hypocrisie, traîtrise, ruse de brigand. Pour le psychologue, c'est un cas de super-secondarité, la marque d'un caractère précocement structuré. Expulsé du séminaire, Staline, jusqu'à la Révolution d'octobre, se consacra entièrement aux intérêts du Parti Bolchevik. Evidemment, sa volonté de servir la classe ouvrière ne reculait devant aucun obstacle moral ou matériel. Sa loyauté était univoque, quasi abstraite puisqu'elle honorait la Cause, pratiquement jamais les hommes. Les erreurs de Staline, affirme A. Barbault, furent assurément commises avec une sincérité fanatique. »

    Un million de fusillés et 9 millions de « saboteurs », d' »ennemis du peuple » et de « trotskystes terroristes », détenus dans les prisons et les camps de concentrations (goulags), tel fut, selon les évaluations généralement retenues, le bilan de la grande terreur stalinienne.

    L.J.

  • La botte

     

    De la « botte » ennemie, j'ai un souvenir bien précis, concret. J'étais un petit garçon de cinq ou six ans. En 1941 ou 42, mes parents m'avaient emmené un dimanche matin, à l'époque de Noël, rue Neuve à Bruxelles. Un grand magasin offrait en spectacle dans une vitrine, un diorama, tout un paysage: un village sous la neige - en vision diurne, puis en vision nocturne alternativement. Bien malgré moi, dans l'attroupement des spectateurs qui défilaient devant la vitrine, je mis le pied sur la botte d'un soldat allemand qui regardait lui aussi. Je fus atterré. Je crus qu'il allait réagir « fermement », m'emmener peut-être, que sais-je ? Mais il ne se passa rien. Le gars ne devait pas être susceptible Ou tout simplement, en ce temps de Noël, loin de chez lui, cherchait-il un peu de distraction en se demandant ce qu'il faisait dans cette fichue guerre ?

    L.J.