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  • Pas piqué des vers

     

    Pas piqué des vers, l'article de Paul-Henry Gendebien, dans « La Libre » du 25 janvier, page 54, et intitulé « SNCB encore un échec du fédéralisme ». Le Président fondateur du RWF (Rassemblement Wallonie-France) y dénonce le fait d'avoir accepté de se laisser imposer « une clé de répartition léonine pour les investissements de la SNCB, à savoir 60 % pour la Flandre (dont le territoire est plat et exigu) et 40% pour la Wallonie, plus vaste et surtout plus accidentée, ce qui implique des coûts plus élevés et donc des budgets supérieurs. »

    P-H Gendebien affirme que la nouvelle gare de Liège a coûté près de 450 millions d'euros (18 milliards de FB). Et que la « Wallonie officielle » est « en passe d'obtenir entre 200 et 250 millions d'euros (8 à 10 milliards deFB) » pour une autre gare à Mons.

    Soulignons le fait qu'il est parfaitement possible de s'opposer à de tels projets pharaoniques.

    Economes, sages et surtout pleins de bon sens, les Namurois ont fait obstacle à la construction, en bord de Meuse, près du Grognon, par l'architecte Botha, d'un nouvau parlement. Cela a été réglé par

    un référendum. A la suite duquel, il a été décidé d'installer le parlement wallon dans les murs de l'ancien hospice St Gilles.

    Des économies, de l'argent, il en faut tant ailleurs. La Croix-Rouge de Belgique précise que un Belge sur 7 vit sur le fil, en situation de pauvreté. Elle aide désormais des travailleurs « qui ne s'en sortent plus », apporte un coup de pouce à des pensionnés, des familles monoparentales, des chômeurs, des sans-abri, autant de personnes qui n'ont pas toujours droit aux aides des CPAS.

    Et puis que va-t-il se passer à présent dans la région liégeoise après la destruction massive de tant d'emplois, du gagne-pain de tant de sous-traitan ts, de petits commerces qui gravitent dans le voisinage de la sidérurgie ???

    Aller voir en France ? C'est le même cynisme catastrophique qui frappe sans scrupule des travailleurs lorrains dans la même branche métallurgique.

    Lord Jim

  • Salles obscures et grands écrans

     

    En 1944-45, faute de télévision et de Hi-Fi, c'est le cinéma qui était une distraction très appréciée par les petits comme par les grands. Les salles, surtout à la séance de vingt heures du dimanche étaient bondée. On adorait le cinéma.

    Notre mère nous entraîna, mais plus tôt dans l'après-midi, au centre de Bruxelles, sur les grands boulevards, au Cinéac Nord, salle spécialisée dans les « actualités » qui constituaient déjà un spectacle très attirant. (On n'avait pas le loisir de regarder chaque soir le journal télévisé et on était encore en guerre).

    Ensuite apparaissaient sur le grand écran le talentueux Charlie Chaplin dans une série des « Charlot », le « roi » du rire, ou, la semaine suivante, Laurel et Hardy, des comiques moins bien inspirés...

    Mais beaucoup plus charmant, poétique et émouvant fut la découverte de « Blanche-Neige et les septs nains », un des chefs d'oeuvre de Walt Disney.

    Le film « Mrs MINIVER » captiva un vaste public. Il nous ramène au début de la guerre en 1940. Madame Miniver habite l'Angleterre. Son fils, pilote de chasse dans la Royal Air Force, quand il passe au-dessus de la maison, fait vibrer de manière caractéristique, le moteur de son monoplace et ainsi toute la famille le reconnaît..

    Le père Miniver, avec des dizaines d' autres « braves », rallie toute une flotille hétéroclite de bateaux de plaisance, d'embarcations de pêche et de coquilles de noix en tous genres, pour prendre courageusement le risque de traverser la Manche et rapatrier les soldats britanniques encerclés sur des plages de Dunkerque (où ne peuvent accoster les navires de la Royal Navy).

    Pendant ce temps, un aviateur allemand abattu se retrouve dans le jardin des Miniver...

    Ceux-ci subissent aussi les bombardements de la Luftwaffe mais gardent le moral malgré tout...

    Ce sympathique long métrage fut admiré par Goebbels lui-même. Le responsable de la propagande nazie déclara même: « Ici (en Allemagne), ils ne savent que hurler »...

    LORD JIM

  • Eloge de l'HUMANISME

     

    « On arrive évidemment à la conclusion qu'Erasme a été vaincu par la réalité,

    mais ce qu'il désirait reste actuel:

    Un homme qui soit au-dessus

    de ses côtés obscur, animal et violent,

    un homme qui s'élève vers un niveau

    où ses dimensions spirituelleset

    humaines seraient dominantes »

     

    JORDI SAVALL, grand musicien catalan

    qui a consacré un album ( un livre-disque de six CD) à ERASME.

    Précédemment, il avait réalisé un album sur Don Quichotte, un autre sur Christophe Colomb et un autre encore sur Jeanned'Arc.