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  • Catherine de Sienne

    L'amour de Dieu, la contemplation du Christ en croix, le service de l'Eglise : c'est en ces termes que l'on peut résumer la vie et l'action de sainte Catherine.

    C'est une figure hors série que celle de Catherine Benincasa, née à Sienne en 1347 et morte à Rome trente-trois ans plus tard (1380). Elle était très humble, cette fille de saint Dominique, et brûlée d'une flamme d'amour qui la place au premier rang des mystiques. Aussi fut-elle amenée à vivre au plus profond de son être le drame de l'Eglise de son temps : l'éloignement de Rome de celui qu'on appelait le « doux Christ de la terre », puis les débuts du grand schisme d'Occident, la dégradation des mœurs du clergé, la discorde incessante entre les cités italiennes et, dans chaque cité, entre factions adverses. Contemplative dont l'austère ascèse ne se relâcha jamais, « toute cachée dans les blessures du Christ crucifié », elle n'hésitait pas à rappeler aux prêtres oublieux de leurs engagements quel prix le Seigneur avait payé pour les racheter, en même temps qu'elle suppliait les camps adverses de se réconcilier. Elle se rendit auprès du pape Grégoire XI pour lui dire qu'il devait « surveiller son troupeau du haut des collines de Rome et non de celles d'Avignon ». On comprend que l'Eglise du vingtième siècle, dans son souci de promotion de la femme, ait conféré à sainte Catherine de Sienne le titre de docteur de l'Eglise (1970). Elle est copatronne de l'Europe.

  • Coup de chapeau

    Dimanche dernier, dans une cathédrale quelque part en Belgique, le célébrant, à la grand messe, au cours de son homélie, évoquait une anecdote :

    Napoléon aurait dit à un prélat :

    « Il faut détruire l'Eglise »...

    A quoi l'ecclésiastique aurait répondu - « Oh Sire, nous-mêmes n'y sommes pas arrivés »...

    Merci, monsieur l'Archiprêtre, de cette citation pleine de Foi et d'Espérance envers l'Eglise éternelle, actuellement si bousculée, chamboulée et chahutée.

    Je vous tire mon chapeau, ou plutôt ma casquette à sommet blanc, comme celle de Corto Maltese, le marin romantique, cher aux lecteurs de BD, en particulier de Hugo Pratt.

    LORD JIM

  • Un auteur oublié du Neuvième Art.

    Qui était le quatrième pilier de l'équipe qui – avec Hergé, Edgar P. Jacobs et Cuvelier – fonda le journal « Tintin » en 1946 ?

    Qui a réalisé la couverture du premier numéro du journal « Bravo » en 1940 ?

    Qui était l'ami de Jacques van Melkebeke et de E.P.Jacobs déjà avant la guerre ?

    Réponse : c'était Jacques LAUDY, une des figures majeures de la Bande Dessinée belge.

    Il est né le 7 avril 1907 à Bruxelles.

    Son père, Jean Laudy, était l'un des portraitistes officiels du Roi Albert Ier et de la Cour de Belgique.

    Sa mère, Hélène Demoulin, était peintre paysagiste et aquarelliste.

    C'est donc tout naturellement que Jacques Laudy, issu d'une famille d'artistes, entreprit des études à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Il joua un rôle important dans le secteur de la BD mais il fut aussi peintre...

    Le journal « BRAVO », illustré pour la jeunesse, vit le jour en 1936, en langue néerlandaise, à l'initiative du magnat Hollandais de la presse Jan Meeuwissen.

    En 1940, Jacques Laudy prit la direction de l'édition francophone de cette publication.

    Six ans plus tard, il publia dans « Tintin » : « Les 4 Fils Aymon » (adaptation d'une légende médiévale), « Hassan et Kaddour » (série inspirée des « Mille et Une Nuits »), « Rob Roy » en 1947, d'après le roman du grand écrivain Walter Scott. Laudry aimait l'Ecosse. Il édita encore « David Balfour » en 1952.

    Ensuite, étant en désaccord avec Hergé, il abandonna définitivement la BD en 1962.

    De 1975 à 1986, ses bandes dessinées ont été rééditées.

    Mais il est resté injustement trop méconnu.

    LORD JIM