vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

  • A deux, pour chercher Dieu

    Confesseur de la religieuse visitandine sainte Marguerite-Marie Alacoque, le jésuite saint Claude La Colombière (1641-1682) contribua à répandre la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus.

    « Nous n'irons pas au but un par un, mais deux par deux » : comme un écho à cette pensée de Paul Eluard, l'Eglise offre de nombreux exemples d'unions spirituelles qui conduisirent les deux protagonistes à la sainteté. Tel fut le cas, au XVIIe siècle, de Claude La Colombière et de Marguerite-Marie Alacoque, les « saints de Paray-le-Monial ». La première rencontre entre le père jésuite et la religieuse visitandine eut lieu en février 1675. Claude La Colombière venait d'être nommé supérieur du collège de Paray-le-Monial (Saone-et-Loire). Un choix surprenant pour celui qui, prédicateur de talent et ancien précepteur des fils de Colbert, aurait pu aspirer à un poste plus prestigieux.Quant à sœur Marguerite-Marie, elle subissait, depuis deux ans, l'incrédulité et l'hostilité des autres religieuses qui niaient l'authenticité des visions et des messages qu'elle affirmait recevoir du Christ.

    L'humble visitandine en souffrait et attendait que le Seigneur accomplit sa promesse : lui envoyer son « fidèle serviteur et parfait ami ». Le P. La Colombière, lui, crut à ce que la religieuse avait vu. Et il s'attacha, par la prédication et par la plume, à propager la dévotion à l'égard du Sacré-Coeur de Jésus. Un an plus tard, il quittait Paray-le-Monial, ses supérieurs l'envoyant à Londres comme chapelain de la duchesse d'York. Une mission délicate en un temps où les catholiques anglais subissaient de nombreuses vexations.

    L'éloignement n'empêcha pas le P La Colombière et sœur Marguerite-Marie de poursuivre leur élévation réciproque, grâce à une correspondance régulière. Mais, en 1678, le père jésuite tombe dans un traquenard, accusé d'avoir prétendument participé à un « complot papiste »... Arrêté et emprisonné trois semaines, il est condamné à être banni d'Angleterre. Il revint en France extrêmement malade et, après avoir séjourné quelque temps à Lyon, il retourna à Paray-le-Monial où il s'éteignit le 15 février 1682, à 41 ans.Avec sainte Marguerite-Marie Alacoque, saint Claude La Colombière a donné un élan décisif à la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus, dévotion qui devait se répandre dans le monde entier : en 1856, le pape Pie IX inscrivait la fête du Sacré-Coeur au calendrier liturgique universel.

  • A deux, pour chercher Dieu

    Confesseur de la religieuse visitandine sainte Marguerite-Marie Alacoque, le jésuite saint Claude La Colombière (1641-1682) contribua à répandre la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus.

    « Nous n'irons pas au but un par un, mais deux par deux » : comme un écho à cette pensée de Paul Eluard, l'Eglise offre de nombreux exemples d'unions spirituelles qui conduisirent les deux protagonistes à la sainteté. Tel fut le cas, au XVIIe siècle, de Claude La Colombière et de Marguerite-Marie Alacoque, les « saints de Paray-le-Monial ». La première rencontre entre le père jésuite et la religieuse visitandine eut lieu en février 1675. Claude La Colombière venait d'être nommé supérieur du collège de Paray-le-Monial (Saone-et-Loire). Un choix surprenant pour celui qui, prédicateur de talent et ancien précepteur des fils de Colbert, aurait pu aspirer à un poste plus prestigieux.Quant à sœur Marguerite-Marie, elle subissait, depuis deux ans, l'incrédulité et l'hostilité des autres religieuses qui niaient l'authenticité des visions et des messages qu'elle affirmait recevoir du Christ.

    L'humble visitandine en souffrait et attendait que le Seigneur accomplit sa promesse : lui envoyer son « fidèle serviteur et parfait ami ». Le P. La Colombière, lui, crut à ce que la religieuse avait vu. Et il s'attacha, par la prédication et par la plume, à propager la dévotion à l'égard du Sacré-Coeur de Jésus. Un an plus tard, il quittait Paray-le-Monial, ses supérieurs l'envoyant à Londres comme chapelain de la duchesse d'York. Une mission délicate en un temps où les catholiques anglais subissaient de nombreuses vexations.

    L'éloignement n'empêcha pas le P La Colombière et sœur Marguerite-Marie de poursuivre leur élévation réciproque, grâce à une correspondance régulière. Mais, en 1678, le père jésuite tombe dans un traquenard, accusé d'avoir prétendument participé à un « complot papiste »... Arrêté et emprisonné trois semaines, il est condamné à être banni d'Angleterre. Il revint en France extrêmement malade et, après avoir séjourné quelque temps à Lyon, il retourna à Paray-le-Monial où il s'éteignit le 15 février 1682, à 41 ans.Avec sainte Marguerite-Marie Alacoque, saint Claude La Colombière a donné un élan décisif à la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus, dévotion qui devait se répandre dans le monde entier : en 1856, le pape Pie IX inscrivait la fête du Sacré-Coeur au calendrier liturgique universel.

  • L'inspecteur flamingant.

    On était en 1941, donc sous l'Occupation et en pleine guerre. J'avais cinq ans et j'étais en première primaire à l'école de Saint-Julien (actuellement Parnasse), à Auderghem.

    Un jour, un inspecteur m'a pris à part dans un coin de la classe. Il m'a soumis à un interrogatoire sur la connaissance du néerlandais. J'ai donné entière satisfaction. Ce qui était normal puisque nous avions déjà un cours de « flamand » en première primaire et que j'étais un bon élève en général.

    Mais cela a eu une conséquence dramatique : il a été question de me « diriger » vers une école flamande...

    Je ne me rappelle plus de la ou des péripéties entre les adultes, les « grandes personnes », à mon sujet (institutrice, mes parents, le fameux inspecteur,...etc.). Toujours est-il que – heureusement – mon père était un pur Wallon (né dans la périphérie de Charleroi). Et ce fut un grand « ouf » de soulagement : je n'ai pas été transféré dans une autre école.

    A vrai dire, mes grands-parents maternels étaient, eux, de purs Flamands. Ma mère ayant vu le jour dans ce qui est toujours la capitale de la Belgique était une Bruxelloise, fière de l'être, et parfait e bilingue – elle aurait pu être traductrice, voire interprète...

    D'accord, si les théories actuelles en médecine sont exactes, j'ai dû entendre parler flamand dès le ventre de ma mère (qui vivait dans la maison de ses parents)...

     

    N'empêche que j'ai longtemps hésité avant de publier ces lignes. Tellement je ne peux étouffer un profond écoeurement et une froide colère envers la méthode « inquisitrice » de cet inspecteur et de tous les excès inexcusables et juridiquement condamnés de tout ce qui vient d'un résistible impérialisme flamingant.

    Lord Jim