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  • Pourquoi électriques ?

    Les commandes de vol classiques d'un avion transmettent les actions exercées par le pilote sue ses commandes aux gouvernes, grâce à des câbles ou des tringles. Les efforts du pilote sont amplifiés, si nécessaire, par divers moyens eux aussi mécaniques, démultiplication, vérins hydrauliques ou compensateurs aérodynamiques le plus souvent.

    En ce qui concerne les commandes de vol électriques (CDVE), des circuits et des moteurs électriques remplacent de plus en plus les circuits hydrauliques et pneumatiques avec leurs pompes.

    Les CDVE agissent sur l'avion en « boucle fermée », c'est-à-dire que des informations provenant de l'avion lui-même modifient l'ordre transmis aux gouvernes. Le pilote n'agit plus directement sur les gouvernes, il demande un résultat, comme une vitesse de roulis. Quand le résultat est obtenu, le système CDVE le maintient tant que la demande du pilote n'est pas modifiée.

    Pourquoi des CDVE sur les aéronefs ?

    AVANTAGES

    Les CDVE sur les Airbus, par exemple, allègent la charge de travail de l'équipage, puisqu'elles se chargent en temps réel du contrôle du bon fonctionnement des systèmes et signalent les défaillances en indiquant leurs conséquences, voire en apportant instantanément un correctif.

    Grâce aux CDVE, on gagne de la masse et de la traînée et donc, on économise du carburant. Sur l'A 380, on observe un gain de consommation substantiel.

    On peut aussi raccourcir la distance d'atterrissage et avoir accès à un plus grand nombre de pistes.

    En cas de panne de moteur au décollage, l'avion réagit instantanément, corrige le dérapage, augmente la poussée du moteur valide, maintient la trajectoire. Sur un avion normal, la réaction du pilote est toujours plus lente.

    Les CDVE améliorent aussi le confort : les calculateurs réagissent instantanément à la moindre rafale ou turbulence.

    Airbus utilise aussi les CDVE parce que celles-ci offrent encore un autre avantage – et de taille - : celui du passage plus rapide d'un pilote d'un avion à un autre en matière de formation. Pour les compagnies aériennes cela représente aussi des économies. Il faut 25 jours pour transformer sur A 320 un pilote venant de n'importe quel autre avion de transport à réaction (et cela coûte cher). Et pour un pilote qui va de l' A 320 (biréacteur) à l'A 340 (quadriréacteur) il ne faut que 7 jours.

    L'électricité est aussi utilisée dans les avions dans d'autres domaines. C'est le cas pour le Boeing 787 « Dreamliner » (pressurisation de la cabine, dégivrage des bords d'attaque des ailes). Mais ici, on se heurte à de gros problèmes de batteries : les batteries plus légères lithium-ion ont causé des soucis, et on reviendrait, chez Airbus, à des batteries classiques nickel-cadmium.

    On s'achemine enfin, vers la construction d'avions électriques ou, du moins hybrides (comme en automobile). Mais ceci est, comme disait Kipling, une autre histoire...

  • "Ah les Ardennes"

    Il y a l'autoroute « des Ardennes », le pont « des Ardennes » à Namur, Namur « perle de Meuse et porte « des Ardennes »...

    Le mot Ardennes (au pluriel) concerne en fait : soit les Ardennes françaises, soit, plus globalement : l'Ardenne belge et les Ardennes françaises.

    L'écrivain Adrien de Prémorel a lutté toute sa vie pour que le territoire situé en Belgique, soit désigné par « L'ARDENNE ». Encore que celle-ci soit multiple et s'étende géographiquement aussi bien en province de Luxembourg belge, qu'en partie en province de Liège et aussi dans le sud de la province de Namur.

    Sur la route nationale 4, Marche n'est pas en Ardenne, mais bien en Famenne, c'est-à-dire une autre région. En revanche, La Roche et Durbuy sont authentiquement ardennaises.

     

    « Notre Ardenne, écrit R. Collin, député provincial au Tourisme, en postface au magnifique ouvrage « L'ARDENNAIS » : Photographies d'Edmond Dauchot « (1), cristallise tous les rêves de ceux qui nous rendent visite, l'espace d'un week-end ou d'une semaine. Que viennent-ils chercher chez nous ? Le calme, les espaces forestiers propices à la détente, l'enchantement des matins de rosée au bord de la rivière, la surprise d'un chevreuil entrevu au détour d'une sente, en somme tous ces petits moments de bonheur fugace (…) L'Ardenne a une éternité devant elle. Pour ravir ceux qui s'en approchent et ceux qui y vivent. »

     

    (1) « L'ARDENNAIS » - Photographies d'Edmond DAUCHOT – Musée en Piconrue (Bastogne), 321 pp.

  • Son image: dans les bus, les taxis, les commerces...

    Au mois de juin, nous fêtons le Coeur de Jésus. La dévotion à ce Coeur est très répandue. Ainsi, à certains endroits d'Amérique latine, l'image du Sacré-Coeur se retrouve dans les bus, les taxis, les commerces et même sur les ponts. « Dieu est bon » disent les gens du peuple, en particulier ceux dont la vie est très dure. Ils comprennent intuitivement que ce Coeur d'Amour, sans limites, est la réponse divine face au mystère du mal.

    Cette intuition rejoint la parole de Jésus à sainte Marguerite-Marie : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes . » Coeur dont la compassion, le pardon, l'espérance ne connaissent pas de frontières. En effet, il a lui-même déjà beaucoup souffert et il n'est aucune souffrance humaine qu'il n'ait traversée lui-même. Chaque cœur humain, même le plus endurci, même celui qu'on qualifie de « monstrueux », est relié à ce Coeur sacré. Reconnaître ce lien, c'est adorer Jésus.

    Bien sûr, face au Coeur de Jésus, notre cœur est tout petit. Cependant, chaque fois que nous puisons à la Source, nous pouvons recevoir de ce Coeur la capacité d'un surcroît d'amour, par-delà nos faiblesses et nos rechutes. Nous pouvons donc cheminer en confiance : en nous, l'amour sera toujours plus grand que nous.

    Jésus lui-même a, à nous tous, clairement dit l'infini de son amour : »Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ».

     

    Marie-Ghislaine Pincetti

    in « MAGNIFICAT », mensuel, N0 247 Juin 2013 (feuillet spécial  Belgique : agenda d'activités spirituelles).