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  • Le rayonnement de STAVELOT

    Cet autre matin, le temps était décidément à la pluie tous azimuts. « Le ciel en était plein » comme aurait dit mon père. Et nous croyions à une journée gâchée.

    Mais nous avons découvert une merveille : Stavelot et son abbaye.

    Au 7e siècle, saint Remacle fonda deux monastères : l'un à Malmedy, l'autre à Stavelot. Celle-ci devint ainsi la capitale d'une petite principauté abbatiale semi-indépendante, qui relevait en dernière instance de l'empire germanique. Cette situation se prolongea jusqu'à la Révolution française, lorsque l'abbaye fut détruite.

    L'actuelle abbaye présente une remarquable exposition permanente de son histoire tout au long d'un moyen-âge riche en créativité : plusieurs abbés ont lancé des travaux en tous genres. A commencer par le rude défrichage de la forêt, la réalisation de merveilleux ouvrages enluminés, la « Bible «  de Stavelot, la mise en valeur de trésors, etc. Stavelot, au moyen-âge fut vraiment un centre de rayonnement spirituel, intellectuel et artistique.. Tout le contraire de ce que l'on a appelé « l'ère obscurantiste ».

    En 2013, ladite abbaye offre aussi au regard une collection de voitures : c'est le musée du circuit de Spa-Francorchamps (FN, Imperia Adler, BMW, Triumph, Lotus, Ferrari, Bugatti, etc.).

    Enfin, le touriste peut aussi visiter et faire connaissance avec le musée de l'écrivain Guillaume Apollinaire (source exceptionnelle de documents originaux ou de documentation sur le poète français).

    Il faut plus d'une journée pour tout découvrir et tout contempler.

    En outre, une exposition temporaire (7 juin – 6 octobre 2013) est consacrée au grand photographe Henri Cartier-Bresson.

    Bonnes vacances...

    LORD JIM

  • L'Ardenne de toujours

    Le « papier » intitulé « Ah les Ardennes », dont la seconde partie évoquait l'enchantement de ce beau pays, n'a pas fait que des gens heureux. Un correspondant, « Darkside Blues » y trouve beaucoup à redire, notamment la venue de gens peu recommandables, asociaux, etc. provenant de régions voisines et constituant une faune indésirable.

    Premièrement, ce texte n'est de moi. Mais d'un notable toujours actif : M. René COLLIN, Député provincial au Tourisme.

    Secundo, je reprends ci-après, l'intégralité de son message. Si, après lecture de ce texte certains adjectifs persistent dans votre pensée et vos écrits, vous en prendrez toute la responsabilité. A bon entendeur...

    « Que remuent donc les images de Dauchot (le photographe auteur de l'album en question) au fond de nos âmes ? Quelles sources font-elles jaillir de nos inconscients enfouis si profond ? Nostalgie sans doute. Mais bien autre chose encore. N'y a-t-il pas là matière à quête, à réflexion ? Ne faut-il pas voir dans ce remuement qui naît de la contemplation de son œuvre un besoin viscéral de se raccrocher à l'humain, à la racine même de l'humain et par là à cet environnement qu'il a lentement modelé. Prairies, forêts, sentes et chemins, maisons et villages nous ramènent sans cesse vers du solide, vers des racines qui s'accrochent au schiste et à la terre.

    « Et si, à travers sa longue quête, Edmond Dauchot était, sans le savoir, un formidable ambassadeur de l'Ardenne ? Comme si les images que nous portons en nous se trouvaient confortées par la puissance évocatrices de ses photos. C'est peut-être là que se situe la merveilleuse alchimie qui se produit au profond de nos mémoires. « C'est peut-être cela qui fait que notre Ardenne cristallise tous les rêves de ceux qui nous rendent visite, l'espace d'un week-end oud 'une semaine. Que viennent-ils chercher chez nous ? Le calme, les espaces forestiers propices à la détente, l'enchantement des matins de rosée au bord de la rivière, la surprise d'un chevreuil entrevu au détour d'une sente, en somme tous ces petits moments de bonheur fugace. Et s'ils étaient, eux-mêmes autant d'Edmond Dauchot, avides d'images empreintes d'humilité et d'humanité ?

    « Et si cette recherche de l'enchantement n'était qu'un éternel recommencement ?

    « Alors l'Ardenne a une éternité devant elle. Pour ravir ceux qui s'en approchent et ceux qui y vivent.

    « L'Ardenne vous ouvre les bras : de villages en forêts, de rivières en prairies,elle saura vous séduire si vous vous laissez prendre la main. Vous n'aurez pas assez de vos yeux, de vos oreilles et de vos papilles pour en goûter toutes les saveurs, toutes les nuances »

     

    René COLLIN,

    Député provincial au Tourisme

  • Réalisme et modernité - La Société libre des Beaux-Arts

    L'impressionnisme est , comme chacun sait, un mouvement artistique apparu en France dans les années 1860-1865. A la suite des recherches de Turner, des aquarellistes anglais, des peintres de l'école de Barbizon, de Corot et de Courbet, un groupe de peintres ont souhaité se soustraire aux contraintes de la peinture d'atelier et du « Salon », seule possibilité de reconnaissance officielle, et ont décidé de peintre « sur le motif » leur vision spontanée de la nature.

    Manet, Monet, Picasso, Sisley s'opposèrent aux normes officielles, et, avec d'autres peintres, dont Renoir, Cézanne, Degas, Berthe Morisot, formèrent une « Société anonyme » qui exposa 165 toiles en 1874 dans l'ancien atelier de Nadar (photographe), à Paris.

    En 1868, des artistes belges fondèrent de même, la SOCIETE LIBRE DES BEAUX-ARTS qui incluait des artistes étrangers : Courbet, Corot, Daubigny et Whistler. Le programme de ces artistes rassemblés lors de quelques expositions entre 1868 et 1876, est l'absence de contrainte et le souci de la modernité : ils se rebellent contre le romantisme et la toute puissance des jurys officiels, au profit de la défense du réalisme et de l'anti-académisme.

    En ce moment, à NAMUR, il est loisible de visiter l'exposition « EN NATURE », au musée Félicien ROPS : « La Société libre des Beaux-Arts, d'Artan à Whistler ».

    Chevalets posés sur l'herbe aux abords d'un fleuve ou d'un sous-bois, palettes aux couleurs nuancées pour saisir le feuillage ou l'eau, telles sont les pratiques des paysagistes de plein air qui quittent leurs ateliers encombrés de modèles académiques pour s'approprier la nature qui les entoure...

    Le fait que cette Société soit aujourd'hui tombée dans l'oubli alors qu'elle constitue un aspect majeur dans l'autonomisation du champ artistique en Belgique, s'explique sans doute par le fait que les documents officiels manquent et que l'homogénéité de ses membres reste à découvrir...

    Agneessens, Artan, Asselbergs, Baron (Bruxellois venu à Namur), Coosemans, Crépin, Dubois, Fontaine,van der Hecht, Huberti, Lambrichs, Lauters, Constantin Meunier (sculpteur), Félicien Rops, Smits, Speekaert, T'Scharner, Verheyden, Verwée partagent un même esprit, celui de l'opposition à la contrainte esthétique.

     

    En pratique, cette exposition est ouverte jusqu'au Ier septembre 2013

    au Musée Félicien Rops – Province de Namur

    rue Fumal, 12 à 5000 Namur

    Tél. : 081/77 67 55

    www.museerops.be

    info@museerops.be

    Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18heures