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  • Ardenne 1944 - Le facteur humain

    Les Alliés doivent faire face à une grande pénurie d'hommes, entre autres dans l'infanterie. Il ne faut pas oublier que les Américains se battent aussi contre les Japonais dans le Pacifique. Ils sont obligés de former continuellement de nouveaux soldats. En Europe, ils ne doivent pas compter sur de nombreux renforts avant le mois de mars 1945.

    Eisenhower accepte que le front de l'Ardenne, c'est-à-dire 120 kilomètres, ne soit « gardé » que par 4 Divisions US ; là on sera vraiment dégarni...

    En réalité, à la mi-décembre 1944, sur une distance de 135 kilomètres, on peut dénombrer six Divisions américaines seulement, dont trois sont composées de recrues peu expérimentées.

     

    Le PLAN D'ASSAUT ALLEMAND.

    Selon le schéma prévu par le Haut Commandement allemand, c'est la 6e Armée blindée SS (général SS Sepp Dietrich) qui devra assurer l'effort principal : traverser les crêtes d'Elsenborn et franchir la Meuse entre Huy et Liège.

    La 5e Armée blindée (général Hasso von Manteuffel) devrait aller droit sur la Meuse pour la franchir entre Huy et Givet, s'emparer des importants nœuds routiers de St.Vith et de Bastogne, puis, continuer par Bruxelles pour se diriger vers Anvers.

    Le flanc nord sera défendu par la 15e Armée (général G. von Zangen).

    Quant au flanc sud, il sera couvert par la 7e Armée du général E. Brandenberger, qui passera entre Vianden et Wasserbillig pour s'emparer de Luxembourg, puis atteindre la Semois et la Meuse au sud de Givet.

    LORD JIM

  • Ardenne 1944 - Les visées allemandes

    Après la Libération d'une vaste partie de l'Est de la Belgique (Liège, Ardenne) par des divisions américaines, les Allemands effectuent un repli précipité puis, établissent leurs défenses derrière la ligne Siegfried . La première Armée de Hodges réussit malgré tout à s'emparer d'Aix-la-Chapelle tandis que la 3e Armée de Patton se prépare à envahir la Sarre.

    Entre les deux fronts, estimant que le terrain difficile et les conditions hivernales vont dissuader l'armée allemande de lancer une attaque en Ardenne, le Général Eisenhower, Commandant Suprême des Forces Alliées en Europe (S.H.A.E.F.) décide de temporiser et de prendre le risque « calculé » d'affaiblir le secteur. L'Ardenne est, dès lors, considérée comme un secteur où viennent se reconstituer les divisions américaines.

    Entre-temps, le Président américain Roosevelt pense à la conférence de Yalta avec Staline qui, en février 1945, partagera l'Europe en deux zones d'influence. De plus, des divergences de statégies existent entre les commandements américain et britannique, Eisenhower souhaitant envahir l'Allemagne au départ de l'ensemble de la ligne de front et Montgomery exigeant une percée vers Berlin au départ des Pays-Bas.

    Période de répit que met à profit le haut Commandement allemand pour établir les plans d'une offensive de grande envergure.

    Il s'agit de foncer au travers de l'Ardenne, franchir la Meuse, reprendre la ville d'Anvers et ses infrastructures portuaires afin d'empêcher l'acheminement du ravitaillement et des renforts aux armées alliées, isoler l'armée britannique de l'armée américaine, contraindre l'une et l'autre à capituler et obtenir ainsi la signature d'une paix séparée sur le front ouest.

    L'armée allemande pourrait alors être transférée sur le front de l'Est afin d'arrêter la progression de l'armée russe.

  • Prélude à la bataille d'Ardenne; d'abord la Libération.

    La Bataille d'Ardenne, ultime affrontement de la seconde guerre mondiale sur le territoire belge qui se déroula du 16 décembre1944 au 28 janvier 1945, beaucoup la vécurent, d'autres en entendirent parler, mais personne ne peut aujourd'hui demeurer indifférent quant à cet épisode déterminant.

    Chaque année, non seulement à Bastogne mais également à La Roche-en-Ardenne, Hotton, Houffalize, Malmedy, St Vith, Marche-en-Famenne, Vielsalm ou encoreNeuville -en-Condroz ou Henri-Chapelle, ainsi que dans d'autres lieux, villes et villages en Wallonie, on se souvient...

    On se souvient avec émotion, recueillement et respect de ces soldats venus d'outre-mer pour ramener la paix dans nos villes, villages et foyers au prix d'un lourd tribut.

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    Le débarquement allié du 06 juin 1944, en Normandie, fut une défaite psychologique pour l'armée allemande.

    Avec un minimum de pertes humaines, les Alliés vont réussir, en quelques jours, un débarquement massif d'environ 150.000 hommes.

    Plus d'un mois après le débarquement, près d'un million de soldats alliés sont au combat en Normandie. Commence alors la percée au travers de la Franced'abord et de la Belgique ensuite.

    Au centre, la Ire Armée américaine du Général Hodges, à sa droite, la 3e Armée américaine commandée par la Général Patton et, à sa gauche, la 2e Armée britannique avec à sa tête le général Dempsey.

    Paris est libérée le 25 août. Tournai, Bruxelles et Anvers le sont par les troupes b ritanniques début septembre ; Mons, Namur, Liège et l'Ardenne, dans le courant du mois de septembre, par les divisions américaines.