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  • Impérieux devoir de mémoire.

    Au lendemain de la Seconde Guerre, les autorités belges ont estimé à 18 000 le nombre d'ARA - entendez : d'agents de renseignements et d'action – qui ont contribué par leurs actes d'espionnage, de sabotage, d'évasion de pilotes alliés et par la diffusion de la presse clandestine à la victoire alliée sur le nazisme en coorsination avec le gouvernement belge de Londres.

    A ce jour, ils ne sont plus que 70 en vie . Une trentaine d'entre eux ont été reçus, le 24 septembre, à la Sûreté de l'Etat où les attendaient le prince Laurent, le président de la Chambre André Flahaut mais aussi « le patron » de la Sûreté Alain Winants. Ce dernier a rappelé le rôle des agents complétant celui de la Résistance dans la diffusion d'informations vers Londres, dans la guerre psychologique et de la propagande ainsi que dans la préparation de la répression et de l'épuration. Il a aussi cité le livre majeur de Marie-Pierre d'Udekem sur l'engagement de tant d'hommes et de femmes « pour leur Roi et pour leur patrie ». Fidèle à son action récurrente en la matière, André Flahaut a redit l'importance de transmettre aux générations futures leur combat pour la liberté et la démocratie. Enfin, dans une brève intervention en anglais, le prince Laurent a souligné la gratitude de la famille royale envers ces héros....

     

    Article publié par Christian LAPORTE dans « La Libre » du 25 septembre 2013, p.11.

  • Le ciel et la mer: fort Napoléon.

    A la sortie de la gare d'Ostende, prendre à droite, le quai des Pêcheurs. A quelque 200 à 300 mètres on découvrira un embarcadère d'où un petit bateau-navette (les vélos sont admis) effectue gratuitement un petit trajet (5 minutes) à travers les bassins jusqu'à un autre rivage.

    Là, on débarque sur un vaste territoire situé sous un ciel entièrement dégagé tous azimuts. En se retournant, on a une vue panoramique sur Ostende, ses clochers, ses immeubles-tours.

    On dépasse des cales sèches, les abris des cadets de la marine, des sea-scouts, un beau phare effilé et on aperçoit alors une construction basse tout en briques le FORT NAPOLEON. L' empereur voulait défendre le port contre une attaque de ses ennemis jurés : les Anglais.

    Une intéressante visite guidée, avec guide audio ou ipod, nous transporte à la fin du 18e siècle, époque où Bonaparte règne sur nos régions.Son fort n'a jamais servi, car Napoléon a été vaincu à Waterloo, avant que ses plans de défense soient terminés.

    Le fort et son site bien dégagé constituent une remarquable plate-forme d'artillerie qui a été armée par les Allemands.

    Plus tard, il a servi de musée ou de plaine de jeu pour les enfants. Finalement, il n'a connu qu'une activité militaire limitée, même en temps de guerre.

    Aujourd'hui, il nous ouvre ses portes et dispose d'un bistrot et d'un restaurant.

    LORD JIM

  • Peinture - Les Préraphaélites.

    En 1848, à Londres, un groupe de jeunes artistes se construit autour du désir de revitaliser la peinture anglaise et du refus des conventions académiques, qu'ils considèrent comme une impasse créative et dont ils rendent rendent responsable l'enseignement de la Royal Academy, trop figé selon eux,sur des principes issus de la Renaissance. Une œuvre en particulier symbolise pour eux ce qu'il ne faut plus imiter : il s'agit de « La transfiguration » de Raphaël, dont la national Gallery exposait une copie dans les années 1840. Dans le but de revenir à la pureté, à la simplicité et à la vérité dont ils cherchent les modèles dans l'art médiéval ou chez les primitifs italiens, avec un enthousiasme non exempt d'une certaine naïveté, ils se donnent le nom de « fraternité préraphaélite » (Pre-Raphaelite Brotherhood). Qui sont-ils ? Tout d'abord, trois jeunes peintres, John Everett Millais, William Holman Hunt et Dante Gabriel Rossetti, puis, plus tard quelques autres artistes : Ford Madox Brown,Arthur Hughes, Walter Deverell, Robert Braithwaite Martineau, William Dyce, John Brett, William Lindsay Windus. Ils expriment un certain dégoût pour la peinture narrative, molarisatrice, sentimentale de l'époque victorienne. Ils adhèrent en revanche, aux principes théoriques que leur fournissent les écrits de John Ruskin, dont les deux premiers volumes des « Modern Painters » paraissent en 1843 et 1846. Selon la conception profondément spiritualiste de Ruskin, la nature est une expression de la perfection divine qui doit être interprétée avec ferveur par le peintre.

     

    Sources :

    • Claire Barbillon, Maître de conférences en Histoire de l'art, in « Magnificat », mensuel de spiritualité, N° 250 – septembre 2013, pp. 417 et suivantes

    • Le Petit Robert des noms propres, rubrique « Préraphaélisme », encadré p.1751