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  • Théologie de la Libération.

    Né au Pérou en 1928,et ayant du sang indien dans les veines, Gustavo Gutiérrez a étudié la philosophie et la psychologie à Louvain, après quatre ans d'études de médecine au Pérou. Choisissant le sacerdoce, il a poursuivi son cursus en France, où il a rencontré Yves Congar et Marie-Dominique Chenu, qui venaient , tous deux, d'être condamnés dans le contexte de la défense des prêtres ouvriers.

    De retour au Pérou, et ordonné prêtre, Gutiérrez devient curé de paroisse. De sa rencontre personnelle avec la misère des pauvres naît une réflexion théologique sur la libération apportée par le Christ. Ce sont les premiers jalons d'une réflexion théologique partant de la personne du pauvre, objet de l'amour du Christ, au lieu de partir de principes abstraits, comme le faisait la théologie européenne qu'il avait étudiée. Il a poursuivi cette réflexion tout au long du Concile, au début duquel Jean XXIII avait expriméson aspiration à une « Eglise de tous et en particulier des pauvres »

     

    A la rencontre de l'épiscopat latino-américain à Medellin, Gutiérrez est consultant théologique de l'épiscopat. Ses idées sur la place centrale de la libération dans la mission de l'Eglise inspirent toute la conférence. La théologie de la libération est née. Sauf de rares exceptions, les théologiens européens, habitués à interpréter ce qu'ils appellent de « donné révélé » à la lumière des grands philosophes de l'histoire, comme Aristote et Platon, sinon Kant et Descartes, n'ont pas pris au sérieux cette approche théologique. Lorsqu'elle a commencé à s'imposer en Amérique latine, ils l'ont combattue.

    Gutiérrez, comme Congar, a su passer à travers toutes ces tempêtes la tête haute et le cœur serein, ne gaspillant pas son énergie en discussions et continuant d'écrire. Son petit ouvrage « Donde dormiran los pobres esta noche ? » (Où les pauvres dormiront-ils cette nuit?) publié en 2005 est d'une merveilleuse saveur évangélique. (…)

    Armand VEILLEUX, père abbé de l'abbaye de Scourmont (Chimay)

    in « Où les pauvres dormiront-ils cette nuit ? » article du « Magazine chrétien de l'événement » - novembre 2013 - N° 361.

  • 14-18 Quelques bribes déjà...

    Les Anciens Combattants de la « Grande Guerre » reposent tous six pieds sous terre, parfois dans des cimetières bien entretenus et ouverts à notre mémoire, voire à notre vénération.

    A présent, les souvenirs sont transmis par les générations plus jeunes... mais qui sont quand même des seniors. Voici deux évocations.

    La troisième cigarette porte malheur...

     

    La nuit, si on allumait une cigarette pour offrir ensuite du feu à un deuxième combattant,c'était « limite ». La petite pointe rouge en ignition de la « clope » était nettement visible de très loin dans l'obscurité. Si on passait du feu à un troisième soldat, en face, l'ennemi avait le temps de cibler, d'ajuster son tir … qui pouvait être fatal...

     

    Hussards

     

    Un ami de la famille était « dans le civil », engagé dans l'industrie automobile. Il y avait à l'époque une voiture bien typique qu'on appelait « la MORS ». Je ne connais rien de son aspect, de ses performances. Mais on était quand même au début de l'ère de l'automobile et elle devait avoir quelque chose de fameux. Un jour, nos soldats ont aperçu un de ces énigmatiques véhicules à proximité de militaires allemands. Ce n'était pas les « Hussards de la Mort », cela devenait les « hussards de la MORS »...Qui peut fournir des précisions au sujet de cette auto de légende ?

    D'autre part, une péripétie très célèbre concernant l'automobile est celle des « TAXIS de la Marne ».

    Ceux-ci ont amené en nombre des « poilus » en renfort sur le front en question.

    LORD JIM

  • Bienheureux Columba Marmion (Maredsous)

    Dom Columba Marmion naît à Dublin (Irlande) le 1er avril 1858 et est baptisé sous le nom de Joseph. Il devient prêtre du diocèse de Dublin en 1881 après des études théologiques brillantes à Rome. Il découvre la vie bénédictine lors d'un passage à Maredsous, abbaye fondée en 1872, un des centres qui amplifierait dans l'Eglise catholique le retour aux sources bibliques, liturgiques, patristiques, oecuméniques. Idéal attirant pour ce jeune Irlandais à l'âme missionnaire et contemplative.

    Moine de Maredsous en 1888, dom Columba sera envoyé à Louvain (Leuven) en 1899 pour aider à la fondation de l'Abbaye de Mont César (Keizersberg). Il y développe ses dons de prédicateur et de directeur spirituel, devenant notamment le confesseur, confident et ami de celui qui allait devenir le Cardinal Mercier, primat de Belgique.

    Comme Abbé de Maredsous (de septembre 1909 à sa mort le 30 janvier 1923), il devra gérer avec prudence tous les problèmes d'un grand monastère en pleine expansion. Dès 1917, on publie une version écrite de ses conférences spirituelles : « Christ, vie de l'âme », suivie d'autres , comme « Le Christ dans ses mystères, Le Christ idéal de moine », qui auront une influence considérable sur la formation spirituelle des séminaristes, du clergé, des religieux, des religieuses et des laïcs.

    Très marial dans sa contemplation du Christ, il dit notamment : »Ceux qui ne connaissent pas la Vierge, ceux qui n'ont pas pour la mère de jésus un amour véritable, risquent de ne pas comprendre avec fruit les mystères de l'humanité du Christ. »

    Le cœur de son message : nous faire mieux prendre conscience que nous pouvons devenir tout de suite et réellement des enfants de Dieu en Jésus.