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  • "COIN de RUE" (des PALMIERS)

    A Cristian MORANT et famille

    Ayant été absent quelques jours en novembre, ce n'est que ce 26 novembre au soir  que je découvre avec plaisir et enchantement, votre message sur notre bon vieux « Quartier des Palmiers. »

    Eh oui ! Toutes ces familles nombreuses qui y ont vécu ! Vous parlez de 1939 ; je suis né en 1936, j'étais un ketje comme Quick et Flupke. De ma maison, au n° 38, on voyait un clocher bulbeux : celui de la tour du château du Bémel.

    Le « steut », qui sait encore ce que c'était ? Le « versage » : un dépotoir bien tenu, bien géré. Avec déjà de la récupération : des matières bien rangées (métaux, pneus, etc.). Et « Monsieur Louis » avec sa casquette plate et ses joues rouges. On le disait millionnaire, en francs belges en 1940 ! Fabuleux !!!

    L'avenue Lebon n'existait pas encore, il faisait bon aller jouer « au sable », comme sur une plage, sous le chaud soleil et dans l'air pur, vierge de toute pollution aux hydrocarbures. Faire des pâtés de sable avec des petits seaux, jouer aux billes sur une piste creusée dans le sable et qu'on comparait au Tour de France (les billes figurant les coureurs, on lançait le paquet et c'est à qui arriverait le premier au bas de la pente). Jouer au « magasin », avec des « gâteaux » de sable confectionnés avec des formes - des silex, gros ou plus petits, servant de monnaie...

    La rue des Palmiers, qui avait alors des trottoirs bien plus larges que maintenant, était parcourue de temps en temps, par des chevaux tirant tantôt une charette, tantôt un tomberau. Dans une prairie, près du bois Lambeau, cinq vaches paissait dans une prairie.

    « Je me souviens d'un coin de rue

    aujourd'hui disparue... » chantait Charles Trenet.

    Nous n'oublierons pas. J'ai encore des choses à raconter...

    Je me souviens très bien de votre famille, Cristian. Quel bonheur de lire votre commentaire !

    Votre témoignage me va droit au coeur ! Merci à vous Cristian.

     

    L.J.

  • Le fer tout étincelant.

    L'homme s'élève au-dessus de la terre sur deux ailes, la simplicité et la pureté. La simplicité doit être dans l'intention, et la pureté dans l'affection. La simplicité cherche Dieu, la pureté le trouve et le goûte. Nulle bonne oeuvre ne vous sera difficile, si vous êtes libre au-dedans de toute affection déréglée. Si vous ne voulez que ce que Dieu veut et ce qui est utile au prochain, vous jouirez de la liberté intérieure. Si votre coeur était droit, alors toute créature vous serait un miroir de vie et un livre rempli de saintes instructions. Il n'est point de créature si petite et si vile qui ne présente quelque image de la bonté de Dieu. Si vous aviez en vous assez d'innocence et de pureté, vous verriez tout sans obstacle. Un coeur pur pénètre le ciel et l'enfer. Chacun juge des choses du dehors selon ce qu'il est au-dedans de lui-même. S'il est quelque joie dans le monde, le coeur pur la possède. Et s'il y a des angoisses et des tribulations, avant tout elles sont connues de la mauvaise conscience. Comme le fer mis au feu perd sa rouille et devient tout étincelant, ainsi celui qui se donne sans réserve à Dieu se dépouille de sa langueur et se change en homme nouvau.

     

    THOMAS A KEMPIS

     

    Thomas a Kempis (mort en 1471) était un mystique allemand, il est généralement considéré comme l'auteur de l' »Imitation de Jésus-Christ. »

  • Le Livre des Juges.

    Le Livre des Juges n'est guère connu. Il est pourtant, au plan littéraire, un des plus beaux de la Bible hébraïque. Si la tradition chrétienne ne le valorise guère, c'est sans doute en raison des nombreuses histoires de violence qu'il contient et d'une théologie à l'apparence simpliste.

    Un ouvrage d'A. WENIN, qui privilégie l'approche narrative, a l'ambition de fournir des clés pour aborder ce livre biblique..

    A partir du prologue des Juges (1, 1-3,6) et d'une lecture de l'ensemble du livre, André Wenin invite à y lire le récit de la pédagogie patiente du Dieu de l'alliance vis-à-vis d'un peuple auquel il cherche à se faire connaître, mais dont la résistance finira par le mettre en échec. Il propose ensuite sa lecture de quatre épisodes relatant des faits violents. L'analyse montre que l'essentiel tient à la façon de raconter qui « programme » la réaction émotionnelle du lecteur et l'amène ainsi à se positionner face à ce qu'il lit. La force de ces récits réside dans leur capacité à « racheter » l'inhumain de la violence au moyen de l'art et de sa faculté d'éduquer à la réflexion et aux choix éthiques.

     

    « ECHEC AU ROI » par André WENIN ; éditions Lessius, 2013.

     

    André WENIN est professeur d'exégèse de l'Ancien Testament à la Faculté de Théologie de l'Université catholique de Louvain. Spécialiste de l'analyse narrative et soucieux de montrer comment les textes bibliques peuvent être signifiants aujourd'hui, il a publié chez Lessius : notamment « Isaac ou l'épreuve d'Abraham » (1999) et « Joseph ou l'invention de la fraternité » (2005).