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  • Toute vertu de notre âme nourrit le Christ.

    Une des femmes appelées Marie (pas la sainte Vierge) montre son affection et sa piété à l'égard du Seigneur, en prenant une livre de parfum de nard (nom commun à plusieurs espèces odoriférantes : lavande, ail, valériane), , pour en oindre les pieds du Seigneur et ensuite les essuyer avec ses cheveux. Voyez la religieuse dévotion et la foi de cette sainte femme. Les autres étaient à table avec le Seigneur ; elle, elle oignait les pieds du Seigneur. Les autres échangeaient avec le Seigneur paroles et propos ; elle, dans le silence de sa foi, elle essuyait ses pieds avec ses cheveux. Eux paraissaient à l'honneur, elle au service ; mais le service rendu par Marie eut plus de prix aux yeux du Christ que la place honorable des convives.

    S'il y a en nous les vertus de l'âme, c'est comme si nous essuyions de nos cheveux les pieds du Christ. CAR Le CHRIST EST NOURRI ET RECONFORTE PAR TOUTE VERTU DE NOTRE AME : par tout le zèle de notre foi,, par toute oeuvre de justice, de miséricorde et de bonté, lui, le principe et l'auteur de toute bonne oeuvre.

     

    St Chromace d'Aquilée (mort en 409), qui fut évêque d'Aquilée en Italie.

  • Brocardé à tort ?

    Le quotidien « L'Avenir » du lundi 23 mars 2015, en page 16 « côté mag », a publié une recension du livre : « Congo, l'autre Histoire » de Charles Léonard. Celui-ci, ancien colonial, ne craint pas la provocation et défend l'oeuvre de la Belgique au Congo. Il s'en prend à ceux qui ont eu le culot de critiquer l'action de Léopold II dans notre ex-colonie.

    On apprend, grâce à cet ouvrage, que Léopold II avait créé une commission internationale d'enquête pour étudier les faits là où on les situait.

    On découvre aussi que deux des principaux contempteurs, détracteurs du souverain, l'Irlandais Roger Casement et le journaliste écossais John Morel, ont tous deux été condamnés pour haute trahison au profit de l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. L'Irlandais a même été pendu par les Britanniques. (Mais ici, il faudrait davantage de précisions : pendant la grande Guerre, l'Irlande et la Grande-Bretagne étaient ennemis. L'Irlande (Eire) n'a accédé à l'indépendance qu'en 1921).

    L'ouvrage de Charles Léonard n'en contient pas moins quantités de détails inédits. L'auteur est resté au Congo après l'indépendance et fournit énormément de renseignement sur ce pays-continent qui s'étend sur une superficie équivalant à 80 fois la Belgique.

    CHARLES LEONARD - « CONGO, L'AUTRE HISTOIRE », éditions MASOIN, 414 pp.

     

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    Rétroactes – les leçons de l'Histoire.

     

    En dehors de ce livre, on se doit tout de même rappeler des évidences. En 1960, Léopoldville possédait en matière aéroportuaire, la plus longue piste civile d'atterrissage du monde. Elle aurait pu accueillir les tout premiers quadriréacteurs Boeing 707 de l'aviation marchande.

    En 1960, le Congo belge pouvait tabler sur une infrastructure de transport de premier ordre : chemins de fer, réseau routier, navigation fluviale, etc . Notre ex-colonie disposait de dispensaires, d'hôpitaux, de centres de recherches, d'écoles, de Lovanium (une Université), etc. L'industrie valorisait les immenses richesses minières et autres du pays. Après l'indépendance, on a, par exemple, voulu confier le traitement du cuivre aux Américains ; mais ceux-ci ont dû renoncer et c'est à HOBOKEN (ANTWERP) aux petits Belges qu'on a dû s'adresser pour résoudre la problème efficacement.

    UN bémol, toutefois, et les responsables de l'Industrie belge l'ont reconnu : la Belgique aurait dû former des cadres et du personnel de maîtrise africains.

    Il n'empêche qu'après 1960, le superbe et précieux patrimoine qui a été légué par les coloniaux belges a été négligé, est tombé en friche. Plusieurs fois, des Noirs ont souhaité le retour des Belges, des connaisseurs du pays.

     

    « Indépendance CHA CHA ».

     

    On a chanté « Indépendance cha cha », c'était dérisoire. Le départ des Blancs, chassés brutalement par le soulèvement massif et cruel, la furie barbare de 1960, aura bien servi à ruiner des atouts et des apports considérables. Le relais a été lamentablement mal assuré. A qui la faute ? Les rapaces scandaleusement enrichis pendant des années au détriment de la population sont bien connus. Pourquoi n'y a-t-il pas eu l'émergence d'un « PRINTEMPS congolais » à l'instar d'autres pays africains bien décidés à se défaire de dictateurs incongrus et profiteurs sans scrupules ???

     

    Une utopie pour le XXIe siècle

     

    En ce XXIe siècle, l'arrivée des Chinois, grands maîtres pour tout ce qui est transactions, tractations, négociations commerciales, débouchera-t-elle aussi sur un développement économique majeur du Congo – un des pays les plus pauvres du monde ? Si on leur offre au moins la sécurité par la fin des hostilités dans l'EST. L'éveil de la Chine pourrait-elle s'accompagner en Afrique centrale d'un essor social, hissant les gens hors de leur misère ? Les Chinois ont eux aussi connu la faim, les privations, le manque de soins élémentaires.

    L'expansion économique pourrait même amener sur le plan des arts et de la culture des « rencontres » très intéressantes – un dialogue des cultures – entre l'AUTHENTIQUE ART PREMIER de l'Afrique centrale et la splendeur d'une civilisation multiséculaire, créative, astucieuse et raffinée : celle de « L'EMPIRE du MILIEU.

    LORD JIM

  • Des topinambours aux "boîtes de singe".

    Sous l'Occupation, pendant la Seconde Guerre mondiale, un des problèmes de survie était tout simplement l'alimentation, la nourriture. A l'époque n'existait aucun problème de surpondération, d'embonpoint – encore moins d'obésité. Dans les grandes villes nous étions tous maigres. Certains connaissaient la faim...

    Pour avoir accès à de la nourriture dans les magasins (petits commerces, magasins de détail, car il n'existait pas encore de « supérettes »), il fallait d'abord se procurer des timbres de ravitaillement et faire la file aux bureaux des administrations communales. On avait droit par famille, à un nombre limité, contingenté de timbres de pain, de graisses, etc .

    Pour améliorer l'ordinaire, il fallait soit recourir au « marché noir », soit se ravitailler dans les campagnes. Un oeuf de poule, un litre de lait entier pouvaient coûter très cher. Et dans les gares, les gendarmes et les Allemands inspectaient les valises. (Il faut dire que les « smokelers », les fraudeurs faisaient un métier de leurs transports en noir)

    Un simple repas constitué d'un ou deux oeufs mollets accompagnés de pommes de terre nature arrosés de lait nous apparaissait comme un festin royal. Les fermiers étaient privilégiés par rapport aux citadins. Dans les fermes trouvait de tout... moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.

    Ma mère , qui avait de la famille dans la région de Malines, chaussait ses grandes bottes et prenait son courage et sa valise à deux mains pour rallier ses cousins campagnards. Elle s'est retrouvée un jour dans dans un wagon de chemin de fer à couloir latéral, dans un compartiment où elle était seule femme entourée de jeunes (?) militaires allemands, qui la « reluquaient . »

    J'ignorais totalement, en 1942, ce qu'étaient les oranges, les mandarines (un mot très exotique), les bananes, le pain blanc tant convoité alors... L'affreux et grossier pain gris – seul disponible – n'avait rien d'un produit de qualité, diététique ou bio. On s'en lassait vite. Mais il fallait s'en contenter. Nous étions au régime malgré nous, à mille milles de la société de consommation. J'aurais aimé voir alors nos chers « soixante-huitards » « cracher dans la soupe » d'une alimentation honnête, saine et convenable...C'était le règne de l'ERSATZ, c'est-à-dire des produits de substitution, de remplacement.

    Dans certains coins des villes, soit dans les parcs d'agrément (comme celui de Woluwe Saint Pierre), soit dans l'un ou l'autre lopin de terre, on « jardinait utile » en cultivant, par exemple, des topinambours, maigre substitut de la pomme de terre.

    On se nourrissait de lard, en « cavaliers » entre deux tranches de pain et de hareng fumé (le boestring) pêché lui en abondnce.

    Après la Libération et la remise en route du Port d'Anvers, le ravitaillement devint plus facile.

    Apparurent alors la confiture d'orange et, en matière de viande, le « corned-beef », appelé « boîte de singe ». Celui-ci faisait partie du menu des soldats américains.

    Jacques Mercier, Monsieur DICO, précise dans une de ses chroniques que la « boîte de singe » désignait déjà, lors de la Première Guerre mondiale, « dans l'argot de Poilus, un projectile d'artillerie de tranchée et la boîte de viande composée de menus morceaux agglomérés de boeuf maigre, additionnés d'un mélange salant et mis en conserve, qui se consomme tel quel en tranches ne se déchiquetant pas ! »

    LORD JIM