vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

La kermesse des PALMIERS.

 

 

A Willy DEWEERT, écrivain,

cher copain de notre enfance.

 

Imaginez les lieux tels qu'ils se présentaient à la fin des années quarante, pendant la kermesse de juillet.

Avenue des Volontaires, en partant de l'actuelle station de métro Pétillon et en descendant vers Woluwe, on trouvait à droite, à l'emplacement de la boucherie (non bâtie alors), un train-fantôme, une des attractions de la kermesse du quartier.

De l'autre côté, au coin de la rue Commandant Lothaire, là où on a monté une station-service, se trouvait le carrousel à chaînes (sièges exigus suspendus par des chaînettes).

L'entrée de la rue des Palmiers était barré par un plancher, piste pour les danseurs, et un podium qui serait animé par des clowns, chanteurs, etc.

A hauteur de la boulangerie de l'avenue des Volontaires, exactement dans l'axe de la rue des Palmiers, on installait un petit carrousel pour enfants, qui lançait en boucle de la musique populaire, de véritables « scies » devenues familières.

Ensuite toujours vers Woluwe, on découvrait les balançoires et un tir à pipes...

 

Ces lieux se partagent les confins de trois des 19 communes de Bruxelles-capitale : l'avenue Lebon est sur Auderghem, l'avenue Lothaire sur Etterbeek, tandis que la rue des Palmiers et un des trottoirs de l'avenue des Volontaires appartiennent à Woluwe Saint-Pierre. Ce n'est pas anodin. Car le carrefour formé par l'avenue Lebon et l'avenue des Volontaires était dangereux. De tous les côtés, les automobilistes et chauffeurs de camions, roulant sur des axes relativement importants croyaient avoir la priorité et plusieurs accidents ont été à déplorer. De sorte qu'on a fini par installer des feux rouges et verts pour assurer la sécurité de tout un chacun.

Revenons au coin de la rue des Palmiers et de l'avenue des Volontaires : à l'époque, il étaitdéjà occupé par un magasin de fruits et légumes – sans enseigne. Aussi, les gens l'appelaient-ils « Chez Jef du coin ». Jef était âgé : il était un ancien combattant qui avait encore participé, lors de la Première Guerre mondiale, à la bataille de HALEN, une belle - et trop peu connue – victoire belge sur les Allemands.

L'autre coin de la rue des Palmiers était le siège du « Café des Palmiers », qui accueillait le quartier-général des organisateurs de la Kermesse, menés par un brave facteur, qui courait toujours, et que, nous les enfants, appelions le « buffle ».

Les balançoires me rappellent une belle chanson d'Yves Montand et sa voix incomparable :

« Une demoiselle, sur une balançoire,

Se balançait à la fête, un dimanche

Elle était belle et l'on pouvait voir

Ses jambes blanches

Sous son jupon noir. »

 

(à suivre)

 

LORD JIM

Commentaires

  • Le grand moment était l'inauguration. On les entendait venir de loin, depuis le bas de l'avenue des volontaires, musique en tête. Le président ( le facteur Van Tillo qui ressemblait à un personnage de bande dessinée) et son comité arrivaient triomphalement au rythme d'une musique militaire. Avant de s'y engouffrer, ils s'arrêtaient devant le café. La population se rassemblait devant la boulangerie, où, debout sur une chaise, le président y allait de son exercice d'éloquence académique,, imperturbable malgré les quolibets. Quelques minutes plus tard, le café se remplissait. Tous les "potepei" du coin s'y retrouvaient pour un bon moment.Quant aux enfants, ces plaisirs simples faisaient leur bonheur. Nous n'avions pas beaucoup de jouets, mais l'imagination suppléait, en particulier dans la lumière de juillet. Willy.

  • J'oubliais d'ajouter que le nom du café était "La Bécasse " et Georges était le prénom du patron. Willy

Les commentaires sont fermés.