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  • La kermesse des Palmiers (suite et fin).

    La fièvre du samedi soir.

    Revenons à notre facteur. Il organisait, avec son équipe de bénévoles, un concours de dessins pour les enfants. Il faisait du porte à porte pour inviter tout le monde. D'autres jeux concours étaient présentés aux enfants. Par exemple, sur un morceau de bois, estimer le nombre de centimètres entre deux points, etc .

    Le samedis et dimanches soir étaient évidemment les moments qui attiraient le plus de monde. Sur les terrasses, près du plancher à danser et du café des Palmiers, la musique allait bon train sous les bon soins pour la sonorisation d'un électricien ad hoc. Les gens, bien attablés, buvaient joyeusement un verre ou deux. C'était la fête. Des clowns faisaient leur numéro.

    Un clown arrivait en retard. Son comparse le lui reprochait : il fallait prendre la première voiture qui passait. Mais Arthur, le beau clown au chapeau pointu, lui répond le retardataire : la première voiture qui passait était une voiture d'enfant ! Alors, reprend Arthur, il fallait prendre la voiture suivante ! - Mais ce n'était pas possible, Arthur : la deuxième voiture, c'était un corbillard !

    Ensuite, Arthur, l'homme au chapeau pointu, demande à son complice, Anatole, : -as-tu été chezle dentiste, Anatole ? - Oui, Arthur. Et le dentiste m'a demandé : - de quel côté mangez-vous ? Et je lui ai répondu : - du côté de la gare du Nord !!!! Alors, il m'a mis à la porte !!!

    La « récup », ça rapporte.

    Il y avait un homme, dénommé Louis. Rougeaud de figure, la casquette plate sur la tête,souvent chaussé de courtes bottes en caoutchouc et portant une salopette bleue. Il était le tenancier, le gérant du « STEUT », c'est-à-dire l'endroit où l'on verse (en flamand « Storten ») les rebuts : un peu comme les dépotoirs en containers actuels. Tout y était bien trié : pneus, bois, métaux, etc. Le « Steut » s'étendait près du « Quartier de l'Europe » actuel, qui sera loti et bâti pendant les années cinquante. De sorte que pendant toute la fin de mon adolescence, j'ai vécu dans le climat tonique de bâtiments en constructions, de chantiers avec leur finition...d'une nouvelle vie urbaine en érection. Mais aussi, avec parfois, le sentiment de voir le béton mordant sur les champs et les vastes cultures. Je pensais alors aux sinistres « villes tentaculaires «  de Verhaeren.

    En attendant, la légende raconte que « Monsieur Louis » était très riche. On parlait de un million d'anciens francs belges, ce qui était considérable à l'époque !

    Aussi, à la kermesse, Louis payait un tour sur le carrousel à tous les gosses du quartier.

    En ce qui me concerne, ce qui me plaisait le plus, c'était, d'une part, le train-fantôme, où dans l'obscurité, on défilait devant des personnages-mannequins, sorcières, etc. Censés nous faire peur.

    D'autre part, le tir aux pipes m'attirait. Pour quelques sous, on recevait 5 plombs. Je visais une cible qui – une fois atteinte – envoyait vers moi, un petit nounours se balançant au bout d'une cordelette.Il y avait moyen de gagner des objets en s'appliquant à faire sauter les tiges, les mini-cylindres en plâtre entourant les fils auxquels ils étaient suspendus : jouets (?), fleurs en papier (?), animaux en peluche (?), etc. Je ne me souviens plus très bien. Mais plus l'objet avait de la valeur, plus il fallait dégager le câble qui le soutenait ...et on redemandait des séries de plombs.

     

    A l'époque, « les enfants obéissants faisaient tout ce que leur disaient leurs parents ». Vers 21 heures, je devais, à contrecoeur, saluer la compagnie et rentrer à la maison. Je m'en allais boudeur. Mais je me consolait en me disant qu'on était aux grandes vacances et que celles-ci ne faisaient que commencer...

    LORD JIM

  • Ils entendaient tous, même dans leur dialecte.

    Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Sous un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut replie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu'on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent remplis d'Esprit Saint: ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit.

    Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d'eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l'émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d'Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l'Egypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

     

    Du livre des Actes des Apôtres (2,1-11)

     

    Pour les curieux, les gens cultivés, voire les érudits.

     

    Pont. Région d'Asie Mineure sur le Pont-Euxin (Nom donné dans l'Antiquité à l'actuelle mer Noire).

    Parthes. Peuple semi-nomade, d'origine iranienne, installé au sud-ouest de la mer Caspienne.

    Mèdes. Peuple nomade (indo-européen) installé au 9e siècle sur le plateau iranien.

    Elamites : Elam : région située à l'est du Tigre inférieur, la SUSIANE des Grecs.

    Phrygie : ancienne contrée d'Asie Mineure occupant la partie ouest du plateau anatolien entre la Lydie et la Cappadoce.

    Pamphylie. Ancienne région côtière du sud de l'Asie Mineure, entre la Cilicie à l'est et la Lycie à l'ouest, limitée par la Pisidie au nord.

  • Veni Creator Spiritus - Chant pour la Pentecôte.

    1. Viens Esprit Saint Dieu Créateur ! Visite l'âme de tes fils.

    Remplis de grâce et de splendeur. Tous les coeurs créés par toi.

    2)Jésus te dit consolateur, don infini du Dieu très haut.

    Eau vive feu et charité, pour les âmes douce onction.

    3)Par toi le Père vit en nous, par toi nous connaissons le Fils !

    En toi l'esprit de tous les deux, fais nous croire pour toujours.

    4)Au Père gloire dans les cieux ! Et gloire au Fils ressuscité !

    Au Paraclet gloire à jamais, qu'il unisse en lui nos coeurs.