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  • Le Cerf, seigneur de la forêt.

    Dans « La Libre Momento » du 26 septembre au 2 octobre 2015, en page 13, on découvrele livre  « Au nom du cerf » par Philippe Moës et Gerard Jadoul. Editions du Perron, 178 pp. Le premier cité est un remarquable photographe et un grand connaisseur de l'Ardenne.

    Qu'on me permette de signaler que sur le présent blog, on trouvera en archives d'août et de septembre 2015, de longs extraits de La merveilleuse histoiredu grand cerf de FREYR, due à la plume d'Adrien de Prémorel, Ardennais lui ausi et fin connaisseur de la faune et de la nature ardennaises. Il raconte , avec un style superbe l'histoire de ce cerf , dès sa naissance...Une lecture très agréable qui colle à la splendide Ardenne et tous ses charmes. Ce récit fait partie du livre « Cinq histoires de bêtes pour mes cinq fils »

    LORD JIM

  • Dans les bras d'un guerrier.

    Souvenir très flou. Je devais avoir 3 ou 4 ans ; c'était le printemps ou l'été 1940. Nous étions sans aucune nouvelle de mon père, parti à la guerre, avec le grade de sous-officier de réserve, rejoindre son bataillon.

    Dans la Belgique occupée, un dimanche après-midi, au Bois de la Cambre, nous nous promenions paisiblement, ma marraine, ma mère et mois.

    On croisait des militaires allemands qui, paraît-il, à l'époque, se conduisaient en gentlemen et devaient donner une image positive de leur « Heimat » (patrie).

    A un moment donné, un de ces soldats m'a pris dans ses bras et m'a soulevé au-dessus de sa tête. J'étais un petit garçon qui se demandait ce qu'il lui arrivait. Je voyais tout « de haut » à ces 2 mètres au-dessus du sol : les gens qui déambulaient et puis ma mère ! Celle-ci, quand elle m'a vu ainsi perché, aux mains de l'ennemi – a en indéfectible Patriote et « monarchiste » (léopoldiste ) inconditionnelle – hurlé mon prénom !!! J'étais très gêné de tout ce monde qui me regardait...

    Surpris, le guerrier en uniforme vert de gris m'a délicatement ramené sur le plancher des vaches. Mais il était vexé ! Il a fait une drôle de moue et a repris son cheminement, assez désenchanté...ce qui a fait rire ma mère et ma gran-mère, un moment outrées... puis remises de leurs émotions...

    LORD JIM

  • Une "définition" du Coran.

    Dans une interview de Karima BERGER, Algérienne d'origine et Française , laïque et musulmane, - parue dans la revue « L'Appel, Le magazine chrétien de l'événement » (N°379 de septembre 2015) – Gérald HAYOIS propose : - Parlez-nous du Coran... 

    Karima BERGER répond :

    «  - Le Coran, c'est, pour moi, la langue de Dieu, brute, fulgurante, une langue de feu qui vient s'inscrire sur une page et en moi. La lecture du Coran me ramène toujours à cet instant primordial qu'a été l'apprentissage de la prière quand j'étais enfant. J'ai eu alors une longue maladie et ma grand-mère m'a appris la prière fondamentale du Coran, le pendant du « Notre Père » chrétien. Chaque jour, elle m'en apprenait un verset et un jour j'ai connu par coeur toute cette prière et j'ai pu la réciter d'un seul tenant, sans reprendre mon souffle. Elle en a été toute heureuse et m'avait dit : »Cela, c'est la langue de Dieu. »Je ne savais pas ce que cela voulait dire mais j'ai eu l'impression qu'elle avait instillé en moi une sorte de diamant, que cela m'appartenait pour l'éternité. Dans le Coran, je retrouve ce souffle premier, le souffle de Dieu. J'aime aussi le fait que le Coran reprend toute une série de personnages de la Bible et des évangiles : Abel et Caïn, Moïse, Job, Jésus , Marie. J'ai l'impression que le Coran embrasse large et est universel. Il est pour les musulmans le dernier livre révélé mais il n'est pas né seulement de lui-même. Il doit aussi une partie de sa filiation aux autres textes sacrés juifs et chrétiens, d'où son universalité. »

     

    Karima BERGER est l'auteure du livre « Eclats d'Islam », paru chez Albin Michel, Paris 2009.