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  • Un feu d'une extraordinaire puissance.

     

    La Bibliothèque de la PLEIADE publie en deux volumes les Oeuvres romanesques complètes de Georges BERNANOS.

     

    Extraits du livre de Maurice Fraigneux, intitulé « LITTERATURE HEROIQUE », éditions AD. Goemaere ; Bruxelles 1958.

     

    XXX

    « Chrétien jusqu'aux fibres, Bernanos recherche, pour sa foi, les meilleures conditions de l'incarnation dans le temps et dans l'histoire. Il n'est inféodé à aucun régime. Largement ouvert à de multiples courants, il sépare en chacun d'eux le bon grain de l'ivraie. Comme ses ferveurs, ses violences sont suscitées par une émotion religieuse qui domine les contingences terrestres. Jamais pourtant celles-ci ne le laissent indifférent. Il sait que la première tâche du chrétien consiste à étendre dans le monde le règne de Dieu. Et lorsqu'il juge les événements, il pense beuacoup moins à leurs conséquences immédiates qu'à leur signification spirituelle.

    « Il exalte les initiatives qui rapprochent l'homme de sa vocation. Il condamne sans rémission celles qui l'en éloignent.

    « Ses emportements ont pu étonner, et les reproches qu'on lui adressa à ce sujetne furent pas toujours injustifiées. On doit pourtant songer qu'en Bernanos comme en Péguy brûlait un feu d'une extraordinaire puissance qui cherchait à consumer toute impureté. Une colère sacrée s'empare de tels hommes au spectacle des sociétés actuelles. Tandis qu'ils mesurent la distance qui nous sépare de notre accomplissement, la tristesse et la fureur les envahissent. Ils ne peuvent tolérer que l'être humain s'engage dans des voies contraires à sa fin. Et leur indignation ne connaît plus de bornes lorsqu'ils constatent qu'on a recours à l'hypocrisie et au mensonge pour présenter l'erreur sous un aspect chatoyant. »

  • Dieu n'est rien sans les hommes.

    C'est comme ça, pour les hommes au moins, Dieu n'est rien sans les hommes. Si vous voulez aimer Dieu, il faut aimer les hommes. Vous ne pouvez aimer Dieu sans aimer les hommes. Vous pouvez aussi haïr Dieu et haïr les hommes. Beaucoup ont choisi cette voie là. Je ne leur fais pas grand crédit au commerce de l'âme. Je suis de ceux qui croient qu'il est très beau mais très difficile et assez désespéré d'aimer les hommes sans aimer Dieu.Parce qu'il y a quelque chose au-dessus des hommes qui nous est inconnu et nous pousse à aimer les hommes au lieu de les détester. Quelque chose que nous ne pouvons nous représenter, imparfaitement bien entendu, dans la crainte et le tremblement, dans une sorte de paradoxe et presque d'absurdité apparente, qu'à travers les hommes et que nous appelons Dieu.

    Dieu sans les hommes est un rêve vide, très proche de rien, un néant infini, une éternité d'absence. Il est une invitation à la solitude et à l'orgueil. Il mène à l'intolérance, à une espèce de folie et souvent à l'horreur. Les hommes sans Dieu sont guettés par une autre forme d'orgueil et par l'absurde dans toute sa pureté. Ils sont, eux aussi, sur le chemin de l'horreur et de la folie.

     

    Jean d'ORMESSON

     

    Jean d'Ormesson est normalien et agrégé de philosophie. Il a été élu à l'Académie française en 1973.

  • "Fils de David, prends pitié de moi !"

    En ce temps-là,

    tandis que Jésus sortait de Jéricho

    avec ses disciples et une foule nombreuse,

    le fils de Timée, Bartimée,

    un aveugle qui mendiait,

    était assis au bord du chemin.

    Quand il entendit que c'était Jésus de Nazareth,

    il se mit à crier :

    « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »

    Beaucoup de gens

    le rabrouait pour le faire taire,

    mais il criait de plus belle :

    « Fils de David, pends pitié de moi ! »

    Jésus s'arrête et dit :

    « Appelez-le. »

    On appelle donc l'aveugle,

    et on lui dit :

    « Confiance, lève -toi ;

    il t'appelle. »

    L'aveugle jeta son manteau,

    bondit et courut vers Jésus.

    Prenant la parole, Jésus lui dit :

    « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

    L'aveugle lui dit :

    « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

    Et Jésus lui dit :

    « Va, ta foi t'a sauvé. »

    Aussitôt l'homme retrouva la vue,

    et il suivait Jésus sur le chemin.

    Evangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 46-52

    de ce 25 octobre 2015, trentième dimanche du temps ordinaire.