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TALLEYRAND ou le cynisme.

De lui, Mirabeau disait :

« Pour de l'argent, il vendrait son âme et il aurait raison car il troquerait du fumier contre de l'or. »

De lui, Victor Hugo dira :

« Il était noble comme Machiavel,

prêtre comme Gondi,

défroqué comme Fouché,

spirituel comme Voltaire

et boiteux comme le diable. »

 

A lui Napoléon dira :

« Vous êtes de la merde dans un bas de soie. »

 

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, car c'est lui, n'a cessé de subjuguer, intriguer, révolter ses contemporains et tous ceux qui, depuis lors ont voulu savoir qui était ce diplomate hors pair, ce cynique absolu qui fit et défit les régimes avec une prodigieuse habileté et sans scrupules.

 

Evêque malgré lui parce qu'il avait un pied bot, révolutionnaire timoré, il joue Bonaparte contre le Directoire, devint ministre des Affaires étrangères de l'Empereur, trahit celui-ci avec les Autrichiens, s'impose au Congrès de Vienne pour défendre la France contre les Alliés, aide les Bourbons à revenir sur le trône, lâche leur cause pour celle du roi Louis-Philippe.

Enigmatique, férocement spirituel, aimé des femmes, traître et génie, « le Diable boiteux » a eu le plus étonnant des destins.

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