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  • S'abandonner au repos

     

    Notre Dieu, nous te demandons de laisser le repos venir à notre coeur, à notre pensée et à notre corps, afin que nous puissions faire halte et nous démettre de ce qui tourbillonne, se bouscule et s'encrasse en nous. Tu le sais: malgré les apparences que nous nous donnons d'être calmes et organisés, détachés et concentrés, en réalité, nous ne faisons pas de trêve avec nous-mêmes. Nous remplissons notre temps comme une armoire comble. Nous entassons nos années comme un amoncellement de tâches et de retards. Nous bourrons nos vies, sans nous laisser d'espace pour vivre. Nous allons de travaux en divertissements, et nous ignorons le repos.

    O Dieu, repose-nous, toi qui a pris le septième jour pour regarder, apprécier et chômer de ta propre fatigue...

    Fais que nos repos ne nous effraient pas, nous qui savons mal user de la liberté du temps.

    Fais que nos repos ne nous dissolvent pas, nous qui savons mal vivre le silence et le calme, le retrait et la retraite...

    Repose nos coeurs, ces chevaux que tirent à hue et à dia nos passions.

    Repose nos esprits, ces antichambres, où se dressent les solliciteurs.

    Repose nos corps, ces maisons, où la poussière se dépose...

    Repose-nous, toi qui as disposé les rythmes du monde, le jour et la nuit, l'hiver et l'été...

    Nous te demandons le repos de nos vies, à toi qui es le Dieu de la Parole vivante, mais aussi de la paix accomplie. Amen!

    André Dumas, pasteur

    Texte extrait de la revue mensuelle « Fidélité » (juillet 2010).

  • Histoire vraie

     

    Il y a quinze ou vingt ans, mes deux fils ont fait la connaissance d'une jeune fille d'une grande beauté et d'une intlligence remarquable. Appelons-la « Christelle »; ce n'est évidemment pas sa véritable identité. Cette jeune fille avait déjà réussi des études supérieures et envisageait d'entreprendre la médecine.

    Quelques mois plus tard – heureusement, quand je l'ai appris, j'étais assis – cela m'a fait un choc ! J'ai frappé la table de mon poing en criant : « NON !! c'est pas vrai!!! »

    Christelle s'est suicidée

    Par pendaison

    Christelle était lesbienne...

    Et cela, elle ne l'avait pas CHOISI !!!!

    Chose curieuse, Christelle se faisait d'amers reproches: elle disait qu'elle n'arrivait pas à aimer les autres.

    Soeur SOURIRE, dont on parle beaucoup depuis la sortie du film retraçant sa vie, vivait sous la pression d'une interrogation semblable : « Pourquoi je n'arrive pas à aimer ? «  Voir à ce sujet, l'article de Gabriel RINGLET (et encore un autre article sur soeur Sourire) dans la revue mensuelle « L'APPEL » « le magazine chrétien de l'événement », numéro de juin 2009, p. 21 (Rédaction, secrétariat, etc. : rue du Beau-Mur, 45 – 4030 Liège - - tél. : 04 341 10 04;

    http://www.magazine-appel.be

    LORD JIM

  • Une force invisible

     

    Début avril 1945, les SS décidèrent d'évacuer une partie du camp de Buchenwald. Les prisonniers étaient embarqués dans des wagons de marchandises, à 90 ou 100 hommes par wagon. Un voyage de 21 jours. Chaque soir, il fallait sortir les morts des wagons. Dans un des wagons, quatre frères franciscains, l'un d'eux à la dernière extrémité. Tandis qu'il se mourait, le cantique de FRERE SOLEIL de François d'Assise vint spontanément aux lèvres des trois autres. Une force invisible les portait. C'est elle qui chantait en eux.

    Vivre son destin comme un mystère.

    « Un geste insensé de notre part ? Comment pourrions-nous chanter un tel chant en un tel moment ? Et pourtant, c'était le seul langage qui nous paraissait convenir à la démesure de ce que nous vivions. Nos voix à peine audibles s'élevaient comme un souffle fragile. Ce n'était qu'un filet de voix, écrasé par le roulement du train et du destin. Mais c'était le chant de l'univers. Nous chantions la splendeur de la création, la lumière, la vie, la grande fraternité cosmique et humaine (...)

    « La force invisible qui s'exprimait dans ce chant nous faisait vivre notre destin, en cet instant, comme un mystère. Vivre son destin comme un mystère, c'est percevoir en lui une densité de signification qui dépasse les événements eux-mêmes. On se sent soudain porté par une main toute-puissante. Celui-là vit en plénitude qui vit son destin comme un mystère. Ce fut un moment unique. Une sorte de visitation d'en haut. Un rayon de soleil dans le brouillard. « 

    (extrait de la revue mensuelle « Fidélité » numéro 2 de février 2009, page 10)