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quartier des palmiers - Page 2

  • Des incunables à Bruges.

    On appelle incunables les livres imprimés entre 1455 et 1500. Jusqu'au 3 juin, une exposition exceptionnelle d'incunables enluminés peut-être visitée à Bruges, au Groeningemuseum. Elle s'intéresse à un des plus grands  imprimeurs brugeois: Colard Mansion qui exerça son métier  de 1457 à 1484. On est au XVe siècle, peu après l'invention de l'imprimerie par Gutenberg en 1455, à Mainz. Bruges devient une "capitale mondiale" du livre, en particulier du livre de luxe, qu'elle produit et vend à toutes les cours d'Europe.

    Enluminer un manuscrit ou un livre imprimé était un exercice d'une très grande difficulté surtout dans des livres religieux quand ces enluminures étaient en elles-mêmes des prières, le texte et l'image ne formant qu'un.

    Ces enluminures sont de vrais tableaux comme ceux des primitifs flamands, et s'ornent de marges faites d'un fouillis très ordonné  de fleurs et de saints.

    Voir "La Libre" du vendredi  9 mars 2018, page 53.

  • Des rhinocéros laineux dans la région de Namur.

    L'analyse des microfossiles et de l'ADN préservés dans le tartre des dents fossiles permet de connaître l'alimentation  des Néandertaliens. On sait ainsi qu'il y a 40.000 ans, les hommes  de la grotte de Spy, dans la région de Namur, mangeaient de la viande, et notamment celle du rhinocéros laineux, ainsi que des rhizomes de nénuphar qui sont également très nourrissants.

    Joëlle Smets

    in "Soir mag"  du 28 février 2018 dans un article intitulé "A la découverte des trésors de notre préhistoire."

  • Décollage

    D’un pas alerte et décidé, deux hommes vêtus de cuir foulent l’herbe couverte de rosée. A leur montre il est cinq heures trente. L’aurore colore de rose et de pourpre quelques cirrus très haut dans le ciel. La brume émousse et adoucit les reliefs et confère à la campagne environnante une agréable tonalité impressionniste. Les étoiles ont abandonné un dernier quartier de lune à l’ouest. En face, l’horizon s’embrase peu à peu de la palette des rouges et or du soleil levant.

    Le nez petit, le menton fendu et volontaire, Lionel, le pilote enveloppe sa superbe chevelure blonde et ondulée dans son serre-tête.

    Geoffroy, le navigateur, observe encore attentivement le robuste biplan - un Bréguet 19, baptisé « L’Epervier » - dans lequel l’équipage va s’installer.

    Les voilà dans le cockpit. C’est le grand départ.

    Quelques parents, des amis familiers entourent l’appareil. Un mécanicien précieux et dévoué procède aux derniers contrôles. Pas pour longtemps. Il lance l’hélice qui part à la première sollicitation . Le moteur de 500 chevaux crache de la fumée bleue, vrombit puis ronronne régulièrement. L’herbe se couche sous le vent de l’hélice. Les deux hommes saluent de la main une dernière fois.

    Geoffroy, assis à l’arrière, ne quitte pas des yeux sa femme, Françoise, une jolie brune, qui tente de dissimuler son inquiétude. « Blackie », leur chienne, tire tant qu’elle peut sur sa laisse et pousse des cris plaintifs.

    Le risque est présent dès le décollage. Le biplan, bourré de 3.000 litres d’essence va-t-il s’arracher du sol ?

    Lionel constate avec plaisir qu’un léger vent d’ouest se lève et fait onduler la manche à air rouge et blanche. Dommage qu’il soit un rien en travers de la piste herbeuse.

    A suivre

    Lord Jim