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quartier des palmiers - Page 2

  • Viens, Esprit d'amour et de paix !

    Esprit de sagesse, toi qui touches les intelligences et les coeurs, guide les hommes dans leurs recherches scientifiques et techniques pour qu'ils se mettent au service de la vie, de la justice et de la paix. Rends fécond le dialogue avec ceux qui appartiennent à d'autres religions, fais que toutes les cultures s'ouvrent aux valeurs de l'Evangile.

     

    Esprit de sainteté, souffle divin qui anime le cosmos, viens renouveler la face de la terre. Suscite chez les chrétiens le désir de la pleine unité, pour qu'ils soient dans le monde des signes de l'union intime avec Dieu et des instruments efficaces de l'unité de tout le genre humain.

     

    Esprit consolateur, source inépuisable de joie et de paix, suscite la solidarité envers ceux qui sont dans le besoin, fournis aux malades le réconfort nécessaire, inspire à ceux qui sont dans l'épreuve la confiance et l'espérance, ravive l'ardeur de tous pour construire un avenir meilleur.

     

    Esprit de vérité, qui scrutes les profondeurs de Dieu, mémoire et force prophétique de l'Eglise, conduis l'humanité à reconnaître en Jésus de Nazareth le Seigneur de la gloire, le Sauveur du monde, le suprême accomplissement de l'histoire.

     

    A toi, Esprit d'amour, avec le Père tout-puissant et le Fils unique, soient la louange, l'honneur et la gloire pour les siècles sans fin. Amen.

  • Eugène de MAZENOD, fondateur des Oblats de Marie IMMACULEE.

    Fondateur des Oblats de Marie Immaculée et évêque de Marseille, saint Eugène de Mazenod (1782-1861) mit toute sa foi et toute sa fougue au service de l'Eglise et des pauvres. Canonisé en 1995, il est fêté le 21 mai.

    Elle devait faire peine à voir, l'Eglise catholique de France, au lendemain de la Révolution : abbayes détruites ou détériorées, religieux dispersés, prêtres morts ou exilés. Quant aux fidèles, ils étaient, par peur ou par indifférence, guettés par une déchristianisation accélérée.

    Tel est le bien triste tableau que découvrit Eugène de Mazenod lorsqu'il rentra en france en 1802. Ce fils de haut magistrat du parlement d'Aix-en-Provence venait de passer dix années en exil avec les siens, en Italie. A son retour, le jeune homme brillant aurait pu prétendre à un poste prestigieux au sein du nouveau pouvoir impérial qui venait de consigner le Concordat avec l'Eglise. Il préféra entrer au séminaire de saint Sulpice, à Paris, afin de se préparer au sacerdoce. Ordonné prêtre en 1811, il manifesta encoe une fois un caractère bien trempé en récusant la proposition que lui fit l'évêque d'Amiens : devenir son vicaire général.

    L'abbé Mazenod avait en effet une idée très précise de son avenir : revenir dans sa Provence natale, pour se consacrer aux pauvres, aux prisonniers, aux enfants abandonnés, aux peuples des campagnes, afin de les conduire – ou de les ramener - à Dieu.

    Le succès de ses premières oeuvres lui donna l'idée d'une congrégation de prêtres fervents, qui seraient dévoués à l'évangélisation des pauvres et vivraient en communauté. Fondés en 1816, les Missionnaires de Provence furent approuvés dix ans plus tard par le pape Léon XII, sous le nom de Missionnaires Oblats de Marie Immaculée : « un brevet pour le ciel, s'écria le fondateur. Oblats de Marie ! Ce nom satisfait le coeur et l'oreille ».

    En 1837, après bien des péripéties, le P. De Mazenod succéda à son oncle Fortuné sur le siège épiscopal de Marseille. En un quart de siècle, le nouvel évêque, ardent et décidé, accomplit dans ce diocèse en pleine croissance une oeuvre considérable : il créa une vingtaine de paroisses, multiplia des initiatives caritatives, acccueillit à bras ouverts de nombreuses congrégations religieuses.

    Il fut aussi à l'origine de la cathédrale de Marseille et de la célèbre basilique Notre-Dame-de-la-Garde. Dans le même temps, Mgr de Mazenod, qui était resté le supérieur des Oblats, favorisa leur implantation en France et à l'étranger (Canada, Angleterre, Afrique du Sud...). A la fois missionnaire de l'intérieur et missionnaire du grand large, saint Eugène de Mazenod (canonisé en 1995) fut l'un de ceux qui, au XIXe siècle, redonnèrent du souffle et de la vigueur au catholicisme français.

     

    Source : Xavier LECOEUR : « La Croix » du 17-18 mai 2014, texte repris par la revue trimestrielle « NOTRE DAME au COEUR d'OR » - La Voix de BEAURAING «  - 2e trimestre 2017.

  • TALLEYRAND ou le cynisme.

    De lui, Mirabeau disait :

    « Pour de l'argent, il vendrait son âme et il aurait raison car il troquerait du fumier contre de l'or. »

    De lui, Victor Hugo dira :

    « Il était noble comme Machiavel,

    prêtre comme Gondi,

    défroqué comme Fouché,

    spirituel comme Voltaire

    et boiteux comme le diable. »

     

    A lui Napoléon dira :

    « Vous êtes de la merde dans un bas de soie. »

     

    Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, car c'est lui, n'a cessé de subjuguer, intriguer, révolter ses contemporains et tous ceux qui, depuis lors ont voulu savoir qui était ce diplomate hors pair, ce cynique absolu qui fit et défit les régimes avec une prodigieuse habileté et sans scrupules.

     

    Evêque malgré lui parce qu'il avait un pied bot, révolutionnaire timoré, il joue Bonaparte contre le Directoire, devint ministre des Affaires étrangères de l'Empereur, trahit celui-ci avec les Autrichiens, s'impose au Congrès de Vienne pour défendre la France contre les Alliés, aide les Bourbons à revenir sur le trône, lâche leur cause pour celle du roi Louis-Philippe.

    Enigmatique, férocement spirituel, aimé des femmes, traître et génie, « le Diable boiteux » a eu le plus étonnant des destins.