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quartier des palmiers - Page 3

  • Dirigeables

    Nous ne devons à aucun moment baisser la garde et perdre de vue que nous sommes en lice avec des concurrents redoutables, poursuit Chabot.

    « Les Allemands d’abord, avec leurs remarquables hydravions et leurs dirigeables rigides - une technique où ils sont passés maîtres.

    « Les Américains ensuite, pour lesquels, toute l’Amérique latine reste une « chasse gardée »

    « Messieurs, nous voici face à de gigantesques défis. « 

    La fin de ce discours est saluée par une ovation, des applaudissements nourris.

    Puis, Chabot s’adresse en particulier à Lionel et Geoffroy et leur propose de les engager en Amérique du Sud.

    Tous deux commencent par se rebiffer.

    Chabot s’efforce de les persuader d’accepter son offre. « Le franchissement des Andes demande des nerfs solides. J’ai besoin d’équipages qualifiés, entraînés, expérimentés et hardis. Chaque vol sera un nouveau défi. Il faudra connaître à fond les cols, les passes de haute montagne, qui permettront d’accéder au Chili et d’en revenir. Du flair sera bien nécessaire pour repérer les courants ascendants. De même, la mise en service des vols de nuit sera une aventure, elle aussi risquée. Mais il faut battre en vitesse et en régularité les moyens de transport de surface… »

    Finalement, les deux compagnons se sentent concernés, motivés même : ils conçoivent qu’un « boulot » passionnant les attend. Ils navigueront à des altitudes fabuleuses et devront déjouer les traquenards implacables de la montagne, du mauvais temps et de la nuit. Un pari à hauteur de leurs ambitions.

    Lord Jim

    A suivre

  • Michèle

    A Toulouse, l’hôtel « Le Grand Balcon » constitue le repaire des camarades de l’Aéropostale. Pilotes et mécanos de la Ligne ressentent profondément l’amertume des deux pionniers désemparés. Ils s’efforcent de les réconforter. On échange des cigarettes. Un pilote fait des tours de cartes et de prestidigitation. Un mécano joue de la guitare, un autre l’accompagne à l’harmonica.

     

    - « Tiens, voilà Valmont, un ancien pilote de la treizième escadre de bombardement ».

    Valmont se tourne vers Geoffroy : « Mes respects mon capitaine ! Rien n’est perdu et surtout pas l’honneur ! « 

     

    Le vin coule. Certains plaisantent. Parlent de femmes rencontrées à Paris ou à Toulouse. De cette mulâtresse de toute beauté aperçue en A.O.F. (Afrique Occidentale Française). D’autres évoquent des souvenirs.

     

    On a écrit que la « Ligne » était comme une « religion ». Les aviateurs pratiquaient un métier plein de risques et très dangereux. Ils bravaient le brouillard, la neige, la montagne, les tempêtes, le désert… Au service du courrier et de la ponctualité des liaisons, ils se retrouvaient comme des frères sous la férule d’un chef exigeant. Plus de cent hommes sont morts pour la seule Ligne Aéropostale (dont naîtra la future AIR FRANCE). Il est authentique que d’aucuns ont sacrifié leur vie pour sauver leurs passagers.

     

    LORD JIM

    A suivre

     

  • Air France.

    A Toulouse, l’hôtel « Le Grand Balcon » constitue le repaire des camarades de l’Aéropostale. Pilotes et mécanos de la Ligne ressentent profondément l’amertume des deux pionniers désemparés. Ils s’efforcent de les réconforter. On échange des cigarettes. Un pilote fait des tours de cartes et de prestidigitation. Un mécano joue de la guitare, un autre l’accompagne à l’harmonica.

     

    - « Tiens, voilà Valmont, un ancien pilote de la treizième escadre de bombardement ».

    Valmont se tourne vers Geoffroy : « Mes respects mon capitaine ! Rien n’est perdu et surtout pas l’honneur ! « 

     

    Le vin coule. Certains plaisantent. Parlent de femmes rencontrées à Paris ou à Toulouse. De cette mulâtresse de toute beauté aperçue en A.O.F. (Afrique Occidentale Française). D’autres évoquent des souvenirs.

     

    On a écrit que la « Ligne » était comme une « religion ». Les aviateurs pratiquaient un métier plein de risques et très dangereux. Ils bravaient le brouillard, la neige, la montagne, les tempêtes, le désert… Au service du courrier et de la ponctualité des liaisons, ils se retrouvaient comme des frères sous la férule d’un chef exigeant. Plus de cent hommes sont morts pour la seule Ligne Aéropostale (dont naîtra la future AIR FRANCE). Il est authentique que d’aucuns ont sacrifié leur vie pour sauver leurs passagers.

     

    LORD JIM

    A suivre