vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

quartier des palmiers - Page 3

  • Béatification d'un acharné chercheur de Dieu ?

    Pour Blaise Pascal, tout s'est joué le 23 novembre 1654. Au coeur de cette nuit automnale, ce grand mathématicien français (1623-1662) connaît une expérience mystique qui convertira son être, sa vie, et le plongera dans une recherche incessante et radicale de Dieu.

    Répondant aux questions du journal italien « La Repubblica », le pape François a montré son soutien à une béatification de Blaise Pascal. Personne ne remet en cause l'apport immense qu'a offert au christianisme celui qui fut un de ses plus grands théologiens et philosophes. Entre autres apports offerts à sa religion, le Français pensa de manière soutenue l'articulation entre la raison et la foi. Pour autant, l'appel du pape n'a pas manqué de surprendre. Blaise Pascal fut en effet une figure du jansénisme, cette école vigoureusement combattue par l'Eglise et les jésuites dont le pape est issu. Blaise Pascal atta qua également dans ses « Provinciales » la casuistique jésuite. Et son oeuvre fut rapidement mise à l'index...

    Par ce soutien affirmé, le pape rappelle donc qu'au-delà de tous les différends humains la béatification célèbre avant tout la quête de Dieu qu'entreprend un homme.

  • ALIMENTS et JOIE DE VIVRE.

    Bernard Fontanille, médecin urgentiste, coauteur de livres et de la série de documentaires « Médecines d'ailleurs », et Marie-Laurence Grézaud, journaliste santé et bien-être, reporter à « Psychologies magazine, Pleine vie et Version Fémina », spécialiste en nutrition et passionnée de cuisine, expliquent comment certains aliments influent positivement sur le psychisme et le bien-être, sans poser d'interdits. Il faut lire leur livre: « CES ALIMENTS QUI RENDENT HEUREUX »,éditions Michel Lafon, 17,95 EUR.

    Les auteurs passent en revue fruits, légumes, céréales, poissons, bref des aliments courants que l'on trouve sur tous les étals et qui contiennent des trésors de bienfaits pour l'organisme, et tout particulièrement le cerveau. Et c'est vrai ! Après avoir refermé ce livre, vous ne regarderez plus une tomate de la même façon ! Aujourd'hui, on le sait, le meilleur médicament, c'est d'abord l'aliment. Pensons-y avant de nous ruer sur l'armoire à pharmacie !

    Tomate, sardine, betterave, noix... seraient des boosters de mémoire, des aides à la concentration, des régulateurs d'humeurs et d'émotions, voire des accélérateurs de joie de vivre et de bien-être. On laisse tomber le médicament, le gourou et le psy, et on opte pour ces antidépresseurs naturels que l'on met tout naturellement dans nos assiettes sans soupçonner leurs trésors de bienfaits.

     

    EXEMPLES

     

    La tomate.

     

    Elle est riche en lycopène, une substance antioxydante qui empêche le vieillissemnt avant l'heure.Elle a un rôle antidépresseur non négligeable. Le fer et le tryptophane, alliés du cerveau, lui permettent de réguler les neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, impliqués dans la dépression. Autres substances intéressantes : la vitamine B6 et le magnésium, régulateurs du stress.

     

    Le cornichon

     

    Il fait partie de la catégorie des aliments fermentés qui aident à fabriquer la sérotonine – l'hormone du bonheur - dans le tube digestif, notre deuxième cerveau. Des travaux sur une population de plus de 700 étudiants ont démontré que les consommateurs réguliers de cornichons, choucroute, yaourt, képhir de lait, gravlax scandinave, fromages, seraient nettement moins stressés et anxieux.

     

    La banane.

     

    Elle est riche en tryptophane, un acide aminé qui produit de la sérotonine,une hormonequi augmente la production de la mélatonine, l'hormone du sommeil.

     

    Rappelons le titre du livre : »Ces aliments qui rendent heureux », éditions Michel Lafon,17,95 EUR.

     

    XXX

    D'autre part, si vous vous intéressez à cette matière, signalons la parution d'un numéro HORS SERIE de la revue « NATIONAL GEOGRAPHIC », datée d'AVRIL - MAI 2017 et intitulée : « 85 SUPER-ALIMENTS » - pour booster votre santé et vivre plus longtemps. - 114 pages - Sont passés en revue quelque 31 légumes, 23 fruits, 12 fruits à coque et les oléagineux,et encore les légumineuses, ainsi que les céréales complètes. Une véritable mine de renseignements...

    Si votre libraire est un ami, il doit encore être possible de vous trouver ce numéro d'avril-mai 2017.

     

    XXX

  • COXYDE - L'abbaye des Dunes avait connu un essor considérable.

    Coxyde est un vieux village, né au XIIe siècle, comme Adinkerque, autour d'une abbaye cistercienne créée au onzième siècle. Elle devint considérable au fil du temps par sa puissance territoriale (4 000 hectares déjà en 1246) et son influence intellectuelle en lien direct avec Clervaux.Thierry d'Alsace, comte de Flandre, donna les terres nécessaires ; l'emplacement actuel est le troisième. Le village se trouvait à plus de 300 m de la limite maritime car deux estuaires, l'un à La Panne (jadis Duinhoek) et l'autre à Oostduinkerque, laissaient rentrer les eaux sur de grandes surfaces plus marécageuses que le Zwin (qui signifie estuaire dans les dunes en vieux flamand).

    Les allées et venues d'eau de mer, quatre fois par jour, provoquaient des mouvements de sol constants. Des criques et des rades se formaient, puis s'en allaient. On les appelait en langage local des Yden d'où vinrent Raversyde, Coxyde et Lombardsyde.

    Les moines qui cultivaient le sens pratique et utilisaient les ressources de la nature à leur profit et pour les pauvres qui couraient les casseroles de soupes comme celles de Fra Melitone dans « la Forza del Destino » de Verdi, avaient créé des écluses, notamment à Nieuport sur l'Yser. Cela calma les éléments.

    Un tableau de Pourbus conservé au musée Groeninge à Bruges montre toujours les bâtiments construits sous l'abbé Elias ( nommé en 1189), puis augmentés, aussi vastes que l'abbaye des femmes d'Herckenrode près de Hasselt. Ce n'est pas peu dire.

    Antoine Sanderus dans sa « Flandria Illustrata » en fit de même un peu plus tard. Il y avait là au début du XVIe siècle plus de cent moines et près de 300 frères convers qui travaillaient dans les fermes avoisinantes. Il en rste l'une ou l'autre comme celle de Ten Bogaerde qui fut parfois le siège de l'abbaye elle-même en période de conflits militaires ou de rivalités internes avec les nouveaux abbés nommés soit par le roi d'Espagne, soit par le roi de France. Les granges immenses surgissent des polders comme des hangars à avions.

    De l'abbaye des Dunes, il ne reste presque rien sinon quelques piliers de briques, deux ou trois murs à peine plus hauts qu'une fougère, un arc sans doute remonté et plusieurs centaines d'objets. Ces derniers constituent l'épine dorsale d'un musée récemment réaménagé pour expliquer ce qu'était la vie des moines dépendant de saint Bernard (venu ici en 1138) et de l'Ordre de Cîteaux. On ne devait pas rire tous les jours dans cet endroit désertique d'abord, puis relativement boisé, assez pour y abriter des loups, des sangliers et des cerfs ; ces deux derniers firent d'importants dégâts aux cultures vers 1680. Avec les lapins ce fut encore pire ; dès l'origine, ils rendaient les bâtiments instables. Les bois protégeaient les polders contre l'ensablement mais des dunes mouvantes se formaient quand même, menaçant à leur tour l'abbaye. Il n'était pas rare de voir des phoques se prélasser sur les plages.

    La révolution française passa par là quand il ne restait pas vingt moines ; ce fut pire qu'à Cluny.

     

    K. Loppens a donné en 1930 une étude circonstanciée de l'histoire de Coxyde. Le livre est une rareté mais se trouve à la bibliothèque communale et sur le Net. Pour les amateurs du tout savoir, c'est une aubaine.

    C'est aux Dunes que vécu saint Idesbald van der Gracht ; il en fut le cinquième abbé quatre ans après son arrivée, de 1156 à 1167.

    Source : un article de Philippe FARCY

    in « La Libre Belgique » des 10 et 11 août 2013.

     

    Philippe Farcy est notamment spécialiste des châteaux et vieilles demeures, sur tous les plans : architectural, historique, généalogie des propriétaires (souvent des aristocrates), etc.