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quartier des palmiers - Page 3

  • Air France.

    A Toulouse, l’hôtel « Le Grand Balcon » constitue le repaire des camarades de l’Aéropostale. Pilotes et mécanos de la Ligne ressentent profondément l’amertume des deux pionniers désemparés. Ils s’efforcent de les réconforter. On échange des cigarettes. Un pilote fait des tours de cartes et de prestidigitation. Un mécano joue de la guitare, un autre l’accompagne à l’harmonica.

     

    - « Tiens, voilà Valmont, un ancien pilote de la treizième escadre de bombardement ».

    Valmont se tourne vers Geoffroy : « Mes respects mon capitaine ! Rien n’est perdu et surtout pas l’honneur ! « 

     

    Le vin coule. Certains plaisantent. Parlent de femmes rencontrées à Paris ou à Toulouse. De cette mulâtresse de toute beauté aperçue en A.O.F. (Afrique Occidentale Française). D’autres évoquent des souvenirs.

     

    On a écrit que la « Ligne » était comme une « religion ». Les aviateurs pratiquaient un métier plein de risques et très dangereux. Ils bravaient le brouillard, la neige, la montagne, les tempêtes, le désert… Au service du courrier et de la ponctualité des liaisons, ils se retrouvaient comme des frères sous la férule d’un chef exigeant. Plus de cent hommes sont morts pour la seule Ligne Aéropostale (dont naîtra la future AIR FRANCE). Il est authentique que d’aucuns ont sacrifié leur vie pour sauver leurs passagers.

     

    LORD JIM

    A suivre

  • Bombes

    Les Allemands avaient installé de la DCA de fort calibre, près de notre école, sur des wagons de chemin de fer dans la gare de formation du Cinquantenaire (Jubelpark). Cette gare, aujourd’hui disparue, se situait entre la station de métroThieffry et le Cours St Michel, entre l’avenue de l’Armée et la rue de la Grande Haie. C’était de l’artillerie lourde, de la FLAK (Fliegerabwehrkanone = canon antiaérien) : de longs tubes, vraisemblablement du 125 mm (mais pas les fameux canons de 20 mm en affût quadruple, dont parle Pierre Closterman dans son livre « Le Grand Cirque ni du 88 mm dont fait état le documentariste Daniel Costelle dans ses films sur l’aviation).

     

    Comme ces batteries étaient relativement proches de l’école, quand les tirs se déchaînaient, toutes les vitres, cloisons, etc. vibraient, tremblaient.

     

    Un matin à la première heure, j’arrivai à l’école. Ce fut pour rejoindre des camarades et un instituteur dans une tranchée-abri. Tous ensemble nous récitions le chapelet, tellement la bataille faisait rage sans doute au passage d’avions dans le ciel et dans le tonnerre des canons qui tiraient sans discontinuer.

     

    Lord Jim

  • application

    Replié au fin fond du Gers, un homme a changé de vie pour se tourner vers l'admiration du ciel. Passionné par ce que la voûte céleste révèle de l'existence du monde, il s'est fixé pour mission de partager sa quête du sens.

     

    « Regarder le ciel, cela permet de découvrir ce que nous sommes. » Quand Bruno Monflier prononce doucement cette phrase, on voit immédiatement que ces mots sont pour lui, porteurs de sens. L'idée qu'observer l'univers permet à l'homme de nourrir la quête de son identité est entrée dans les convictions de cet ancien Parisien , installé depuis plus de vingt ans au plus profond de la France, dans le Gers.

     

    Sur une colline, à Mauroux, il a restauré une ancienne exploitation agricole et transformé l'ensemble en « Le monde de la Ferme des étoiles. » Un site entièrement dédié à la découverte du ciel.

     

    Né à Berlin, formé à Paris dans les collèges catholiques, Bruno Monflier s'est toujours posé des questions sur le sens de la vie et celui du monde. Les conventions de l'existence l'ont amené à faire des études puis une carrière d'ingénieur commercial qui l'a conduit à travailler à l'étranger, notamment au Brésil.

     

    Début des années nonante, il renonce à sa carrière et s'installe dans la Lomagne, au nord-est du Gers. Ici, le ciel est clair et parle toute l'année. L'observer devient sa manière d'être. « Regarder le ciel nous révèle l'Univers tout entier, explique -t-il. Il nous parle de la façon dont nous nous inscrivons dans la nature, nous qui sommes des poussières d'étoiles, comme dirait Hubert Reeves . »

     

    « Cet endroit nous rappelle que nous sommes faits d'atomes créés par les étoiles. »

     

    Tout comme Reeves, qui l'a dernièrement exprimé lors d'une rencontre avec Emmanuel MACRON, Monflier estime que l'étude du ciel ne permet pas seulement de comprendre l'Univers dont la terre fait partie et la place qu'elle y occupe. «  Nous prenons conscience de ce qu'est notre Terre : comment elle s'est formée, comment la vie a pu s'y développer, quelles sont les conditions pour qu'elle se poursuive. Quelle responsabilité nous incombe afin d'y préserver la vie ? S'intéresser à la formation de l'Univers permet de comprendre que la vie sur la Terre est un miracle et qu'il nous faut la protéger.... »

     

    Le ciel pousse encore à d'autres questionnements : qu'y a t-ilau-delà de la planète Terre ? Une vie intelligente a-t-elle pu se développer ailleurs ?.... »

     

    Pour lire la suite de cet article de Frédéric ANTOINE, Rédacteur en chef de la revue « L'APPEL »Le magazine chrétien de l'actu qui fait sens. », voir le numéro de septembre 2017, pp 26 et 27.