vue d'ensemble des visiteurs nouveau visiteurs visiteurs connus littérature, journalisme, livres, revues alphacentauri UA-35 UA-35
Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Passions

  • Réponse à un particulier

     

    En ce qui concerne les Chromos LIEBIG, j'ai simplement repris cette information dans un supplément « ARTS Libre » parraissant dans La Libre le vendredi. Je n'ai pas conservé le document en question. A mon humble avis, vous pourriez vous orienter vers les salles de vente d'antiquités, au Sablon à Bruxelles, pae exemple ou vers d'autres grandes villes: Anvers (où ces chromos étaient édités), Gand, etc. N'existe-t-il pas des tableaux ou mieux des petits périodiques annonçant ces ventes? A défaut, il y aurait les experts vendeurs d'antiquités. Un simple renseignement ne coûte rien quand on est en affaires , me semble-t-il. Je vous souhaite bonne chance. A vous, bien cordialement LJ

  • Le train du Mont-Blanc

    Familier de Chamonix, j’ai enfin pu réaliser un rêve : être à bord du train (ou du tramway) du Mont-Blanc, depuis le Fayet, dans la vallée de l’Arve, jusqu’au « Nid d’Aigle » situé à plus de 2300 m d’altitude.  Plusieurs fois la chance n’était pas au rendez-vous : ce n’était pas la saison ou il y avait des problèmes techniques. Ce coup-ci, le train était en service. Nous étions bien à l’heure à 14h40 dans la ville du Fayet-Saint Gervais. Et ce fut le départ immédiat du fameux train à crémaillère fonctionnant donc sur trois rails. Pas question de vitesse, mais la motrice verte, baptisée « Anne », grimpe allègrement, remorquant un seul wagon, avec banquettes en bois, les vitres étant baissées à mi-hauteur. Nous traversons d’abord Saint Gervais. Puis, le tracé en zig-zag nous mène dans un massif boisé d’où bientôt on pourra apercevoir, entre les arbres, un paysage montagnard de chalets et de prairies de plus en plus loin en-dessous de nous. Quand nous atteindrons le terminus, nous serons plus haut que si nous étions dans un avion amorçant son approche à l’atterrissage. Le trajet simple dure une grosse heure. Nous faisons escale au col de Voza, animé par un café en terrasse, très fréquenté au moment de notre passage, et loti d’autre part de plusieurs gros bâtiments ; un hôtel et des appartements privés sans doute. Nous repartons et croisons une autre rame couleur chocolat dont la motrice porte le nom de « Jeanne ». Au Nid d’Aigle, le train s’arrête sur le terrain en pente. Tout au long du voyage, nous aurons une vision « inclinée » du paysage, de tout ce qui nous entoure. Le terminus offre au regard un glacier, de la neige et des parois rocheuses.  Le Mont-Blanc culmine lui à plus de 4800 m. A un moment donné, un groupe de voyageurs s’immobilise, certains se concentrent sur leur appareil photo : un tout jeune bouquetin broute de l’herbe au bord de la plate-forme. L’animal nullement farouche ne se soucie pas de nous. Il s’acharne sur une pierre qu’il envoie rouler dans le vide d’un coup de sabot, ce qui lui permet de trouver une rare touffe dans ce monde minéral.

    Voilà, il faut redescendre. Des randonneurs nous rejoignent avec tout leur matériel. J’estime la pente à du huit pour cent par endroits, ce qui est énorme pour un chemin de fer. J’ai aussi des pensées admiratives pour les ingénieurs et travailleurs qui ont dû s’acharner pour relever le défi, pour vaincre quantités d’obstacles afin de mener à bien ce bel ouvrage.

    Le voyage se termine. Retour au niveau de St Gervais. Reste la magie de la montagne, toujours aussi belle : des versants immaculés, tapissés de vastes arpents de neige se découpent sur un merveilleux ciel azur, parfois en compagnie d’un clair et lumineux cumulus de beau temps.

    Lord Jim

  • Terminus ferroviaires

    La traction ferroviaire à vapeur au long cours a fait long feu… Mais que deviennent les vieilles locomotives ? 

    Certaines ont fini dans des musées. Comme celui de Treignes (pays de Toine Culot – sud de la province de Namur). Ou du remarquable musée des Transports de Lucerne (Suisse), l’un des plus beaux d’Europe. On y voit notamment une puissante et impressionnante locomotive de couleur noire et originaire de Chine. Avec son tender, elle atteint une longueur imposante.

    D’autres locomotives ont été remises en ordre de marche par des bénévoles passionnés et circulent à nouveau pour la grande joie des petits et des grands.  On en trouve plusieurs en Belgique. Notamment à Mariembourg (entre Philippeville et Couvin), particulièrement lors du festival vapeur du dernier dimanche de septembre. Mais ce « Chemin de fer à vapeur des trois vallées » vous emmènera aussi en pleine campagne les mois d’été. Vous serez accompagnés par le bruit des embiellages, des coups de sifflet et du halètement de la machine.

    Une dernière destination finale concerne les locos hors service qui sont exposées dans des gares ou à proximité. Les cheminots et amis du rail les appellent familièrement des « Pots de fleur ». Il y en avait une petite, entre les voies et les aiguillages à l’entrée de la gare de Namur (côté Bruxelles et Charleroi). A la gare de Charleroi Sud, on a posé la locomotive à vapeur 41.195.  On peut en découvrir toute une série chez nos voisins (France, Allemagne, etc.) mais aussi  au Mexique, au Brésil, etc. Ce sont des monuments et des objets-témoins de la « civilisation » du  Rail et du « cheval de fer » comme disaient les Sioux.

    Lord Jim